COOPERE AU RAVITAILLEMENT DE COLMAR
simcs compliments » du roi. Ils étaient plus sincères, sans doute, que « l'extrême satislacliou » dont Richelieu se disait alors pénétré pour les services de la Valette ^ Sous le masque des élopes ofliciels, le premier ministre dissimulait, en ellet, l'impression de mécontentement qu'il avait ressentie à l'égard du cardinal, le jour où celui-ci s'était mis en désaccord avec la Meilleraye -. Toutefois, il ne lui refusa pas de le faire défendre à Rome par ses agents diplomatiques contre les attaques dont il était alors l'objet, pour s'être permis de ceindre l'épée de général en dehors de son gouvernement, étant pourvu de la dignité cardinalice ^ 11 importait d'autant plus de mettre la Valette en état d'avoir sous ce rapport la conscience tranquille, qu'il élait le seul général qui consentit à braver les rigueurs de la saison pour prendre la campagne. Fabert lui avait communiqué quelque chose de sa fiévreuse activité. Un petit corps destiné à escorter un convoi de six cents chevaux chargés de blé fut rassemblé près de Toul. Par le prompt établissement à Épinal d'un dépôt de munitions, et par la bonne organisation des moyens de transport, Fabert facilita à la Valette le ravitaillement de Golmar, auquel les troupes de Galas, campées du côté de Savernc, ne tentèrent pas de s'opposer. La
1. Lettre du 27 décembre 1635, citée plus liant, de Chavigny à la Valette.
2. Lettre (aut.) de la Valette à Chavigny, du 2 janvier 1636. (Arch. a/1', étr., Lorraine, t. XXIX.)
3. Lettre (aut.) de la Valette à Hiclielieu, du 1" janvier, de Toul. (Arch. aff. étr.. Lorraine, t. XXIX.)