DES IMPÉRIAUX EN BOURGOGNE SE VÉRIFIENT
tardèrent-elles pas case vérifier. Quand on se porta audevant de Galas, il avait déjà franchi la Vingeanne, et ses canons battaient les murs de Mirebeau, en Bourgogne. Malheureusement, cette place n'était pas susceptible d'une bonne défense, et se rendit à peu près sans résistance (33 octobre). La nuit suivante, pendant que les Français étaient en marche sur Spoix, où ils devaient passer la Tille, les Croates s'emparèrent des bagages de la Valette et de quelques autres appartenant aux troupes. Dès le lendemain, Fabert se rendit de Spoix à Lux, où, ayant pris avec lui quelques cavaliers, il se mit à la recherche des pillards pour leur arracher leur butin. Tandis qu'il pénétrait dans les bois voisins de Bèze, les Croates s'en éloignaient pour se livrer à la poursuite du duc de Weimar, qu'ils avaient surpris près de là, presque
Espagnols et les Impériaux, on lil dans les Mémoires de Fabert, à rannée 103() : « Jean de Wert dit depuis (probablement en Kill, lorsqu'il fut conduit de Vincenncs à Nancy par Fabert; voir ci-après à l'année ItJil) à Fabert que c'était pour faire voir à l'Europe qu'ils allaient réduire la France à ne pouvoir secourir ses amis, étonner l'Empire par les progrès qu'ils espéraient y faire, et surtout pour tacher d'ij causer un mouvement. L'autorité royale n'avait pu être mise au point où le grand cardinal de Richelieu l'avait élevée, sa.is rendre mécontents les plus grands de l'État. La mort du duc de Montmorency empêchait que personne osât se déclarer; mais ceux qui s'étaient retirés avec les Espagnols les (lattaient que ceux qui cherchaient à troubler, se voyant appuyés, entreprendraient des choses qui réduiraient la France au misérable point oii la Ligue l'avait mise. « Recueilli par Fabert, le témoignage du redouté partisan qui, à lui seul, personnifie en quelque sorte l'invasion de 1G3G, mérite de fixer l'attention. Si l'on se rappidle le complot tramé pendant la campagne de l'icardie, par le duc d'Orléans et le comte de Soissons, contre la vie de Richelieu [Mémoires de Montrésor), on sera conduit à le rapprocher du projet prêté à l'Empereur et au roi d'Espagne de susciter eu France une révolution politique.