‹ Le maréchal de Fabert, 1599-1662Chapitre 86 sur 334 · VERCOURT, CRÉATURE DE RICHELIEU ET DU P. JOSEPH · texte numérisé non relu

VERCOURT, CRÉATURE DE RICHELIEU ET DU P. JOSEPH

prêter assistance à un nommé Verconrt, qui avait la réputation de posséder des moyens secrets de s'emparer des places fortes sans coup férir \ Malgré de honteux échecs dans l'exercice de son art plein de mensonges % échecs dont il faisait retomber hypocritement la responsabilité sur le cardinal de la Valette, Verconrt sut obtenir du premier ministre qu'il serait secondé dans son projet de faire sauter un bastion de Cambrai avec quelques pièces d'artifice de son invention. L'armée s'était transportée, principalement dans ce but, de Favril à Prémont, sur le chemin de Guise à Cambrai, peu de jours après la prise de la Capelle. Mais il répugnait à la Valette, que Fabert nous a dépeint comme « craignant extrêmement la honte », de donner la main à une tentative dont l'insuccès, facile à prévoir, le couvrirait de ridicule. D'autre part, s'il résistait aux injonctions d'en haut, il s'attirerait la haine de Richelieu et du P. Joseph, qui s'obstinaient à placer leur contiance dans Verconrt '. Fabert

1 . D'après Talon (Mémoires (imp.) du cardinal de la Valette), Vercourt était le fils bâtard d'un gentillioniiTie de Picardie, nommé le sieur de Novion. Vercourt et «l'homme d'esprit », tels que Fabert nous les représente dans ses Mémoires, offrent des traits de ressemblance qui porteraient assez à croire que ces deux personnages n'en font qu'un en réalité.

Il est question de Vercourt dans une lettre (aut. i de de Noyers à Richelieu, du 1:2 juillet 1635 {Arch. des aff. etr., France, t. LXXI); il se trouvait alors auprès du duc d'Angoulème.

2. Vercourt se vantait de pouvoir ouvrir une brèclie d'assaut dans les murailles d'une place, à l'aide d'une demi-douzaine de petits pétards de sa composition, logés dans la maçonnerie.

Au siège de la Capelle, il s'était fait fort de mettre à sec, en peu de jours, le fossé de la place. L'opération commencée n'aboutit pas.

3. Depuis la fin de mai jusqu'en octobre 1637, il est question de Vercourt dans un grand nombre de lettres de de Noyers à la Valette,

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