‹ Le maréchal de Fabert, 1599-1662Chapitre 87 sur 334 · SITUATION DIFFICILE DE LA VALETTE · texte numérisé non relu

SITUATION DIFFICILE DE LA VALETTE

ne doutait pas que l'on ne voulût, départi pris, perdre la Valette dans l'esprit du roi, qu'il consentit ou non à faire l'expérience proposée. Dans un cas, on l'accuserait d'incapacité; dans l'autre, on lui imputerait à crime son refus d'obéir. En se rappelant ce qui s'était passé, quelques mois auparavant, au siège de Landrecies et devant Avesnes, il acheva de se convaincre que Piichelieu attendait cette occasion de porter atteinte à la réputation militaire de son ancien favori pour satisfaire l'ambition de son parent le grand maître, qui était d'être mis à la tête de l'armée de Picardie. Pendant son séjour à la cour, après la prise de Landrecies, la Meillerayc n'avait pas dissimulé son impatience d'obtenir cet important commandement.

Après avoir sondé avec la Valette, dans une conversation intime, tous les périls- de la situation, ¥nbert lui ofïrit de se rendre à Saint-Germain pour éclairer et désabuser le roi. Mais le cardinal, avant d'en venir à cette extrémité, crut devoir consulter une dernière fois Richelieu sur la suite à donner à l'entreprise de Vercourt. Il confia celle mission à du Plessis-Besançon, celui-là même que le premier ministre avaitplacé auprès de lui, vers la fin du siège de Landrecies, afin d'être tenu régulièrement au

et de la Valette à Piiclielieu et Cliavig^ny. (Bibl.nal., Ms., F. FR., 6618, 6619; Arch. des aff. élr., Paijs-Bas, \. Xli ; Aiibery). Richelieu prenait Vercourt au séiieux, et, dans sa correspondance avec la Valette, s'abstenait, mystérieusement, de prononcer les noms des places contre lesquelles on devait mettre en œuvre la prétendue découverte de ce personnage.

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