‹ Le maréchal de Fabert, 1599-1662Chapitre 95 sur 334 · AIDE AUX PRÉPARATIFS DU SIÈGE DE THIONVILLE · texte numérisé non relu

AIDE AUX PRÉPARATIFS DU SIÈGE DE THIONVILLE

rcxécution de ces mesures sur un théâtre plus étendu, où sa passion du bien public trouverait ample matière à s'exercer.

Les soins accordés par Faberl à l'administration civile étaient affaire de dévouement personnel et n'absorbaient pas les devoirs de sa charge militaire. Sous le prétexte de pourvoir à la défense de Metz et d'approvisionner la Lorraine, il rassemblait le matériel, les munitions et les vivres nécessaires pour le sièiie projeté de Thionville, lorsque la nomination du cardinal de la Valette au commandement en chef de l'armée de Piémont, en remplacement du duc de Créqui, tué devant Brème*, vint l'arrêter brusquement dans le cours de ses travaux.

La première impression de Fabert, à cette nouvelle, fut que le cardinal allait se trouver aux prises en Italie avec de sérieux embarras, et qu'il aurait à y lutter au moins autant contre les intrigues des factions que contre les bataillons ennemis. 11 savait que le cardinal aurait peu de forces à opposer à la puissante armée espagnole. En outre, les bonnes dispositions à l'égard de la France de Christine, duchesse douairière de Savoie, sœur de Louis XI II et tutrice des deux enfants qu'elle avait eus de Victor-Amédée, seraient, pensait-il, neutralisées par les menées des partisans du cardinal Maurice et du prince Thomas de Savoie, ses beaux-frères, dévoués à l'Espagne, et par les suggestions de son propre inti'rct, qui lui

1. Sur la rive gauche du Pô, près de l'enibouchure de la Sesia.

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