‹ Le maréchal de Gassion, 1609-1647Chapitre 16 sur 93 · Idem. Lettre à M. de Noyert, ao août · texte numérisé non relu

Idem. Lettre à M. de Noyert, ao août

a. M. le maréchal de C.hâtillon à M. de Noyers, 9 juillet i63g : « Le sieur de Bussy- Helmoru, commandant un régiment étranger dans cette armée, prétend aussi que la capitulation qu'il a faite avec le Roi le dispense de reconnaître M. d'Egenfeld, colonel général de la cavalerie étrangère et de recevoir ses ordres, ne devant, à ce qu'il croit, n'obéir qu'aux lieutenants généraux et maréchaux de camp. Mais, puisqu'il est étranger, il me semble qu'il n'y a point de difficulté, qu'il doit reconnaître la qualité susdite du sieur d'Egenfeld, sinon, il faut qu'il renonce à sa capitulation et se déclare du corps de la cavalerie française. ■ (Aubery).

l'arrière-garde ; Gassion visitoit alors sa garde et ayant descouvert les Cravates, les chargea et desfit. Mais, pendant sa retraite, il se trouva enveloppé par mille ou douze cens chevaux et estoit prisonnier de Piccolomini, d'où il estoit en peine de se desvelopper. Messieurs de Praslin et de La Ferté survinrent bien à propos avec une party de leur resgiment et le desgagent. Ils ont tous deux bien fait en cette occasion ('). »

Le dernier jour du mois, visitant les gardes que tenait son régiment, il fut attaqué par les deux régiments de Piccolomini, le vieux et le nouveau, commandés par le général en personne. Le colonel les poussa jusqu'à la grand garde de leur armée, prit toute la chasse de Piccolomini, chiens courants, veneurs et bien d'autres personnes ; le lieutenant-colonel du vieux régiment de Piccolomini y fut percé d'un coup de pistolet qu'il lui tira à bout portant. Il courut un grand danger en cette affaire et fut sauvé par un cavalier de sa compagnie, qui renversa d'un coup de pistolet un Cravate qui le tenait par sa hongreline ( a ).

Le i er septembre, il pousse la garde de l'armée des ennemis, en tue quelques-uns, en prend d'autres prisonniers et met en déroute un corps d'infanterie qu'ils avaient amené. Il se plaint de ce qu'on ne veut pas l'envoyer à la guerre et qu'on perd de belles occasions ( 5 ).

Le 3 septembre, au-dessus de Cambrai, il en vient aux prises avec Piccolomini, assisté de Ludovic, lieutenant-colonel des Croates. Il n'a à opposer que cent cavaliers à un nombre double de ceux des ennemis. Il ne se retire pas avant d'en avoir tué une vingtaine et blessé trois fois autant. « Ce rude joueur » n'eut que trois cavaliers tués ou blessés. Piccolomini et lui parlementèrent, s'entretinrent pendant environ trois quarts d'heure des affaires de la guerre et ne se quittèrent qu'après des compliments de protestation réciproque d'estime particulière^).

« Gassion, écrit, le 5 septembre, Richelieu à Ghavigny, m'est venu trouver cet après-midi. Il m'a dit franchement ses senti-

i. A. A. £. France, a. Man. 6768.

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