‹ Le maréchal de Gassion, 1609-1647Chapitre 17 sur 93 · Man · texte numérisé non relu

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ments sur les généraux, en quoy nous nous rapportons tous. C'est luy quy m'a proposé l'attaque de la cavalerie des ennemis. Il me reviendra trouver dans deux jours, instruit d'autres choses. Je verray avec luy ce qu'il se pourra et tascheray d'y porter à ce qu'il demeure icy('). »

Le 6, Piccolomini qui, en cette guerre, a souvent donné des preuves de délicate courtoisie, renvoie à Gassion MM. de Neys, Ravanel et Roux, officiers dans son régiment, qu'il avait, depuis peu, fait prisonniers par ses coureurs au sortir du Renty. Il les fit conduire jusqu'au camp dans un carrosse attelé de six chevaux blancs polonais des plus beaux, menés par trois cochers et trois laquais et un trompette, vêtus de velours bleu, couverts de passementeries en argent. Il lui renvoya aussi tous ses prisonniers sur parole, le tout accompagné d'une lettre pleine de civilité, finissant par la prière de lui envoyer un sauf-conduit pour un de ses fauconniers, afin qu'il eût la liberté de chasser aux perdrix dans la belle campagne de Cambrai. Le colonel Gassion, ravi d'avoir une occasion de lui être agréable, lui envoya toute la chasse qu'il avait prise, les prisonniers et la permission demandée ( a ).

x Dans une entreprise sur le Quesnoy, il montre le parti que l'on peut tirer de M. de La Force, et cela dans une affaire de fourrageurs( 3 ).

Le cardinal et lui trouvaient que les maréchaux de La Force, Châtillon, de Brezé étaient trop vieux pour faire la guerre, et attribuaient la cause des lenteurs de la campagne aux soins qu'ils prenaient à s'assurer de leurs quartiers, où ils n'avaient rien à craindre, plutôt qu'à chercher à pousser toujours de l'avant pour inquiéter l'ennemi dans ses desseins. Gassion se chargeait de cette dernière besogne, mais ne pouvait, avec son régiment, obtenir des résultats qui, souvent, auraient demandé de grands rassemblements de troupes et la présence effective du chef de l'armée.

Ne peut-on pas appliquer à cette époque une vérité de tous les

i. A. A. E. France.

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