A. A. E. France
ner l'occasion d'oublier votre procédé passé et réassurant que vous y. satisferez, je prie Dieu, Monsieur le marquis de Praslin, qu'il vous ait en sa sainte garde.
Escrit à Saint-Germain-en-Laye, le 29 octobre i638.
Signé : Louis, et plus bas : SubletQ.
Avec les régiments nouvellement organisés s'ouvrira une ère nouvelle pour la cavalerie qui, après les honteuses journées de Thionville et de La Marrée, préludera, dans les plaines de Rocroi, sous la conduite de Gassion, à la gloire du grand Condé.
Un autre document donne les causes du désarroi qui existait alors, non seulement dans la cavalerie, mais aussi dans toutes les troupes.
Dans les propositions adressées au roi par Richelieu, à la date du i3 septembre, on lit :
« J'espère que le désordre, qui est cette année dans vos armées, y engendrera de Tordre l'année qui vient. Les Français ne sont pas indisciplinables ; pour leur faire garder une règle, il ne faut que le vouloir fortement. Mais le mal est que, jusqu'ici, les chefs n'ont pas été capables de la fermeté requise en telle occasion. En les faisant changer, en ce point, par ordre exprès que Votre Majesté leur donnera, sous peine de sa disgrâce, tout changera avec l'aide de Dieu ( a ). »
Le maréchal de Châtillon, comme M. de Praslin, recevait Tordre de se rendre dans ses terres sans passer par la cour.
La confiance de Richelieu dans le fonctionnement du haut commandement était si limitée, qu'il cherchait quelquefois à atténuer les responsabilités des fautes commises, surtout quand il s'agissait de son proche parent, M. de La Meilleraye.
De Saint-Quentin, il écrit, le 11 décembre, à M. de Chavigny :
M. le grand maître partit hier pour aller, sous prétexte de faire une partie (3) contre les fourrageurs des ennemis et d'un convoi de Landrecies, faire tenter une entreprise sur le Quesnoy. Je ne crois pas