‹ Le maréchal de Gassion, 1609-1647Chapitre 7 sur 93 · Espagnol d'origine, général au serrice des Impériaux · texte numérisé non relu

Espagnol d'origine, général au serrice des Impériaux

giriient de Nanteuil, surpris dans une sortie, repousse les assiégés, s'empare d'un moulin, dont la perte incommodait beaucoup les habitants ( x ) [mai].

Il revient à l'armée de Picardie, se présente devant Cambrai, brftle lies villages des environs. « Je mets ces exécutions au rang de ses malheurs, dit du Prat, car il y a dans ces exécutions plus de férocité que de vertu. C'est un acte de vengeance sans humanité, que la pratique de la guerre permet ; aussy, on le fait partout, mais je ne sais sy les sages resgles du christianisme peuvent le souffrir ? Il s'est jeté sur moy avec fureur, je me jetteray sur luy sans pitié. Il m'a deschiré tout le visage, je luy mangeray le foie et le cœur. Il a désolé nos campagnes, il faut porter dans les siennes le fer et le feu. Cela est parlé en more et en barbare et non en chrestien( 2 ) ».

Dans la nuit du 20 octobre, les ennemis enlèvent, défont çt démontent les quartiers des'régiments d'Egenfeld (*) et de Plancy (♦) ; celui de Miche ( s )> qui était au quartier le plus éloigné, monte à cheval, comme celui de Gassion : ni l'un ni l'autre n'éprouvent de pertes. Egenfeld avait prévu cet accident et rendu compte au maréchal de Châtillon ( 6 ) de la confusion qui régnait dans les détachements : on ne s'y gardait pas suivant les règles de la guerre ; chacun agissait pour son propre compte; souvent, sur un même ordre, un régiment marchait, tandis qu'un autre restait dans le quartier et que lé troisième ne se rendait pas au quartier qui lui* était assigné.

On n'avait tenu aucun compte de ces avertissements. Les quartiers étaient restés sans commandement. Le régiment d'Egenfeld faisait la garde devant Corbie ; les autres, au lieu de se loger dans un village, étaient répartis en plusieurs. Les fourrageurs agissaient pour leur propre compte, sans se préoccuper de ce qui se passait à droite et à gauche. Jean de Werth profita de ce désordre pour attaquer le quartier d'Egenfeld avec quarante-trois cornettes et

Page 1