Espagnol d'origine, général au serrice des Impériaux
giriient de Nanteuil, surpris dans une sortie, repousse les assiégés, s'empare d'un moulin, dont la perte incommodait beaucoup les habitants ( x ) [mai].
Il revient à l'armée de Picardie, se présente devant Cambrai, brftle lies villages des environs. « Je mets ces exécutions au rang de ses malheurs, dit du Prat, car il y a dans ces exécutions plus de férocité que de vertu. C'est un acte de vengeance sans humanité, que la pratique de la guerre permet ; aussy, on le fait partout, mais je ne sais sy les sages resgles du christianisme peuvent le souffrir ? Il s'est jeté sur moy avec fureur, je me jetteray sur luy sans pitié. Il m'a deschiré tout le visage, je luy mangeray le foie et le cœur. Il a désolé nos campagnes, il faut porter dans les siennes le fer et le feu. Cela est parlé en more et en barbare et non en chrestien( 2 ) ».
Dans la nuit du 20 octobre, les ennemis enlèvent, défont çt démontent les quartiers des'régiments d'Egenfeld (*) et de Plancy (♦) ; celui de Miche ( s )> qui était au quartier le plus éloigné, monte à cheval, comme celui de Gassion : ni l'un ni l'autre n'éprouvent de pertes. Egenfeld avait prévu cet accident et rendu compte au maréchal de Châtillon ( 6 ) de la confusion qui régnait dans les détachements : on ne s'y gardait pas suivant les règles de la guerre ; chacun agissait pour son propre compte; souvent, sur un même ordre, un régiment marchait, tandis qu'un autre restait dans le quartier et que lé troisième ne se rendait pas au quartier qui lui* était assigné.
On n'avait tenu aucun compte de ces avertissements. Les quartiers étaient restés sans commandement. Le régiment d'Egenfeld faisait la garde devant Corbie ; les autres, au lieu de se loger dans un village, étaient répartis en plusieurs. Les fourrageurs agissaient pour leur propre compte, sans se préoccuper de ce qui se passait à droite et à gauche. Jean de Werth profita de ce désordre pour attaquer le quartier d'Egenfeld avec quarante-trois cornettes et