‹ Le maréchal de Gassion, 1609-1647Chapitre 72 sur 93 · COURTRAI DUNKERQUE · texte numérisé non relu

COURTRAI DUNKERQUE

côté pour eii avoir l'honneur. Ils furent repousses. M. le duc, en colère, les envoya chercher et leur dit des choses très fâcheuses (').

Ces mésintelligences permirent à l'archiduc Léopold d'entrer en campagne, et Landrecies ne put être secouru à temps.

Le i3 mai i646, Gassion se défit de sa charge de mcstrc-decamp général de la cavalerie. Le 2 juin, le roi signa, en faveur de M. le comte de Palluau, un brevet de la somme de 180 000 livres, qu'il paya à M. de Gassion pour la charge dont ce dernier était démissionnaire.

Pendant le siège, de Dunkerque, il avait été mis en relations avec l'amiral Tromp pour élaborer le plan de l'attaque.

En Allemagne, les weimariens prirent part à la campagne qui amena Turenne devant Munich, où Maximilien de Bavière, sur les instances de Mazarin et contrairement à l'avis du maréchal, signa un traité, i4 mars, qui dissolvait la ligue catholique et à la suite duquel Turenne revint sur le Rhin, où il ne tarda pas à apprendre que Maximilien avait renouvelé son alliance avec l'empereur. Aucun incident ne marqua cette campagne, et l'on verra bientôt que l'esprit d'indiscipline allait prendre le dessus. Les weimariens refuseront d'aller en Flandre et disparaîtront comme corps particulier l'année suivante.

Le maréchal avait conservé des relations avec le chancelier de Séguier, qui avait apprécié ses qualités lors de la révolte en Normandie.

II lui écrit pour lui recommander un officier et lui donner des nouvelles de la détresse des Espagnols.

Monsieur le Chancelier,

C'est peut-estre trop abuser de vostre bonté que de vous estre si souvent importun. Ce gentilhomme, quoique jeune, est un des anciens officiers qui servent le Hoy soubs ma charge. Il a besoin des effets de vostre justice ordinaire en quelque affaire qui le regarde. 11 vous supplie très humblement, Monsieur, de vouloir favorablement les luy despartir.

Les affaires d'Espagne, en ce pays, sont resduites a telle extrémité qu'on en est contraint de donner le commandement des armées au duc

Page 1