‹ Le Maréchal de GuébriantChapitre 111 sur 159 · Aff. Étr., Allemagne corresp. V · texte numérisé non relu

Aff. Étr., Allemagne corresp. V

Belalion du marquis de Montausier. Tubingen, 1" décembre 1(>43.

2. Aff. Élr., Allemagne corresp. V. 17-332. Relation de la déroule de l'armée du Roi... près Hollwell, par Montausier. Tubingen, 1" décembre 1643; cité par Le Laboureur.

3. Aff. Étr., Allemagne corresp. V. 23-92. Du Bec à Chavigny (sans date). Sur la mort du maréchal et l'affaire de TuUlingen.

LA CATASrnOPHE 1)F. TLTTI.INr.EN S97

précipités contre M(i*liringen, où le jeune niarc(uis de Vitrv coniiuanclait le reste de rinfanteiif de Hanizau. Enp^agé |)ai- le margrave de liad»' à fuir axcc lui, N'itiv avait refus»' nel, son devoir et sa r«''pulalion Tohligeanl à secourir le (piaitier général '. (loniuie il en <''tait à sa première campagne, le maréchal d«' Vilry, son pèr-e, lui avait presciit de ne rien faire sans l'avis du sieur (le Pontis, rom|)U depuis hmgtemjjs au métiei- des ;irnies.

M Je me vis engage, dit ce dernier, en cette imporlanle occasicm, de faire la charge de général. » On issava de s'éloigner- de .Miehringen et de gagner une forêt voisine, pour-, de là, s'approcher- de Tulllingen ; la i-oute élait gar-ch'e. Il fallut r-excnii- à la barricade élevée r-aj)idenienl en \ue diinc proleclion rnoin-cnlanée ch^s troujx's. \ itr-y fit l admiialion génér-ale, surpassant l'attente <pie l'on j)Ouvail axoir- de sa fermeté l't de sa présence d'espi-it. Le nonihr-e des ennemis, angmentani sans discontinuer-, devenait accablant. L'n ti'ompette dir duc de Lorraine virrt sommer- de se rendre. Ecoutons Pontis : « Compagnons, eria-t-il alors, il faut mouT-ir-. mais il faut vendr'e bierr cher notre mort si on ne \('ut pas nous donirer la vie... )> Torrs com[)rirent ces paroles. « A discrétion, nous autres !.., Nous ne sommes pas nés Français pour nous r-endi-e connue des lâches et être traités comme des coquins. Mourons! .Mour'ons l'épée à la main, nous vendi-ons au moins notre vi(^ bien cher... ils épiouver-ont notre courage et ils pouii-onl bien s en repentir'... » Le Ir-ompette s'en alla. (^)ualor'ze canons, durant 5 heur'es,foudr-oyèr-ent les remparts; les brèches s'ouvrirent. Avant de donner l'assaut, l'ennemi dépêcha un nouveau parlementaire, assirrant un honorable traitement : on aur-a vie sauve et les ofliciers paieront rançon -. On mit alors bas les armes.

La i-esponsabilité du désastre frappait loui-dement le général-major- de Hosen. Montausiei- \ oulnt croire cpie ce

1. Aff. Étr., Allemagne corresp. V. 2;^-l(il. Tracy à Mazarin ; Bille 2 décembre 164S.

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