Gazelle du 31 août 1«38, n
2. Bibl. Nal., ôOO Colbert, V. 118-1."")5. V». Richelieu à MM. les maréchaux de la l'oice et de Chàtillon, 21 août 163S.
H. Bihl. Nat.,500 Colbert, \. 114-r>, et Arch. Rotrou. Chavigny à Guébriant; Paris, 5 octobre 1038.
" Je vous supplie de croire... que ne faisant point de différence entre vos intérêts et les miens Aousavés un pouvoir absolu sur moi... Vous pouvés vous assurer, monsieur, que le Roy et Monseigneur le cardinal scavent de quelle façon vous serves et la part que vous avés eue dans les heureux succès de M. le duc de VVeymar... »
4. Ribl. Nat., 500 Colbert, \'. 108-37, et Arch. Rotrou. De Noyers ;'i Guébriant: Rueil, 2S juin 1»;38 ; Ribl. Xat., ."jOO Colbert, V. 108-41, et Arch. Rotrou. De Noyers à (luébriant; 27 septembre 1(>38 ; Ribl. Nal., .")<j0 Colbert, \'. 108-47 et Arch. Rotrou. De Noyers à Guébriant; Rueil. 2 décembre 1638.
flUKIîKIANT At SWa.E UK unisACM 9;»
ne pouvait plus sr dé^iiniir inipuneni(^nt, ses a<lveisaiies étant devenus <'nli*e|jrt'iiaiits. Au luoisde juin, en «'Met, ayant sous lui Feinjuières elle niaréchal de camp de la Mothc-Houdancouil, il s'était trouve aux prises avec le duc (/diailes cl le marquis de Saint-Martin.
Le du( (Iharles, après avoir franchi le Doubs, avait marché sur Salins et Poligny, où l'on supposait (jue se rendrait Lorigueville ; ses troupes atteignaient à j)eine reftectif de M.OUO hounues. I^es paysans, (jui désiraient une bataille pour être au moins délivrés de l'un ou de l'autre parti, lui afiirmaient que M. de Longuevilh^ n'avait que 5.(J0() hommes. C.harles r«'unit un conseil où se trouvèrent don Antonio de Sarimenlo, ambassadeur espagnol, le marquis de Saint-Martin, le sergent de bataille Gaspard de Mercy et plusieurs colonels. Il exprima l'avis d'envoyer trois ou quatre reconnaissances aux nouvelles ; mais Sarimenlo et d'autres objectèrent qu'il fallait éviter tout retard et aller droit à Longueville pour lui enlever la possibilité de leur échapper. Dans son for intérieur, le duc Charles jugeait ])ieu imprudent d'avancer contre un ennemi sur le compte duquel on ne savait rien de positif; aussi usat-il d'un stratagème. Il ordonna au colonel de son avant-garde de gagner avec sa trou()e une éminence proclie de Poligny, lui defeiulant tle |)arler ih' Tordre (ju'il bii donuail, le priant même de soull'rir ([u'il le l)ius(|uàt pour avoir occupe cette position, comme s'il eut agi lualadroitement et de sou propre mouvement. PiMidaiii la marche, le duc Charles atïecta de la gaité, consacra (juelques heures à la chasse, y conviant ceux qui avaient appuyé le plus M. de Sarimento. A la vue de son avantgarde établie près de Poligny, il feignit un grand courroux, traita fort mal, comme c'était convenu, le colonel qui en avait la direction, assembla de nouveau son conseil, et fit décitler que, pour éviter j)lus de fatigues aux tioupes, on camperait sur place durant la nuit, qu'on partirait le lendemain dès l'aube. Il eut ainsi le temps <^l envoyer reconnaitie l'enneuii et apprit que les Fi
WBUOTHECA
çais marchaient sur lui avec 12.000 hommes. Le duc Charles réunit encore ses officiers, leur fit remarquer la difî'ërence entre ce que disaient les paysans et les gens de métier, faisant observer que, s'il avait écouté les avis trop légèrement donnés, il aurait sacrifié en pure perte une quantité de braves gens ; puis il conclut qu'il n'étail pas question d'attaquer, mais de se bien défendre ; les ennemis étaient plus foits d'un tiers, mais la valeur et l'expérience des troupes lorraines suppléeraient au nombre.
L'année lorraine se trouvait en excellente posture sur une hauteur. Un épais bois taillis protégeait son flanc gauche; un rocher, servant de réduit, occupé par un corps de garde, commandait le camp et le bois. Aux avantages naturels du terrain s'ajoutaient des travaux de fortification passagère : abatis d'arbres garnis de mousquetaires et que prolongeait un retranchement défendu par deux pièces d'artillerie ; sur les flancs de cette ligne, la cavalerie; en retrait, un ouvrage plus important que les autres, et les chariots à bagages, attachés ensemble, couvrant l'infanterie ; enfin, des obstacles artificiels, de plus en plus en arrière et sur une grande profondeur.
Longueville, en effet, s'est avancé. L'armée royale campe en face des Lorrains ; seul un ravin les sépare. Tout à coup les troupes françaises s'ébranlent et refoulent le corps de garde ; la cavalerie lorraine cherche à faire une contre-attaque, et, repoussée, s'éloigne avec des pertes. L'infanterie ennemie, abandonne à son tour les abris qui la couvrent, puis insensiblement recule, ne cherchant pas à continuer une lutte qui a duré de midi jusqu'à la nuit.
Après avoir couché sur le terrain conquis. Longueville alla mettre le siège devant Poligny, qui, battu pendant deux jours, fut emporté d'assaut, le 28 juin. La Mothe-Houdancourt attaqua l'abbaye de Baume, très avantageusement située et d'accès difficile, abritant un nombre considérable de gens de guerre fort incommodants, lîaume enlevé, l'armée se tourna vers Arbois, qui se rendit, puis se présenta devant le château de
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N'adans, ({ui n'attendit pas 100 volées do canon pour ouvrir ses portes Xe pouvant atta([uer Salins, à cause de la proximité des Lorrains, Longueville brûla le chAteau de Sevigny et Gliamplitte. Pour amener une diversion, le duc Charles s'empara de f.unéville. Longueville courut aussitôt reprendre cette importante place. Il l'assiégeait déjà lorsqu'il appiil que le duc Savelli allait joindre ses troupes à celles de Lorraine et attaquer ^^'eimar. Envoyé pour- enipêciier coûte que coule celte jonction, 1- euquières battit Savelli le 7 novembre. Les F'rançais repiirent alors Lunéville, tuèrent plus (le 600 hommes dans cette action, et firent autant de prisonniers, entre autres, M. de N'ille, principal conseiller et ministre de Charles de Lorraine.
Dans tous ces parages, les Français i-estaient sur le fini vive, tenant les Espagnols et les Lorrains en haleine, les empêchant ainsi de gêner le siège de Brisach.
Les forces ennemies s'accumulaient autour de Bernard de Weimar. Pour opérer en grand et faire besogne utile, il lui en fallait les moyens. 11 réclama très haut des renforts et de l'argent. Le chambellan Truchsess, envoyé tout exprès à la Cour, s'adressa tour à tour au Roi, à Richelieu, au Père Joseph, à Chavigny, à Sublet de Noyers, à Bullion, et obtint quelques subsides K Louis XIII et Richelieu n'étaient pas sans voir que la grosse partie se jouait en Allemagne et qu'ils devaient à tout prix conserver les atouts dans leur jeu. Aussi ordre était-il renouvelé à Longueville d'avoir, malgré la présence d'adversaires sérieux en 1-ranche-Comté, à détacher vers le Rhin les renforts attendus — 2.000 hommes d'élite.
11 irait lui-même, si le duc Charles y passait, et, dans le cas contraire, il occuperait ce prince en Franche- Comté. Le secours mit encore de longs jours avant de rejoindre les Franco-Weimariens; mais enfin, vers
1. Bibl. Nat., fTr., V. 3767-80-84-88-92-% ; r.il.l. Nat., ITr., V. .8767-94, 102-103-10.' -109-1 11. Lettres de sopteniltro, oclohre el novcral)re 1638.
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le milieu d'octobre, quelques centaines d'hommes, mai armés, mal vêtus, sans munitions, arrivèrent au Rhin. C était tout ce que la ("ou renne de France pouvait expédier en ce moment i.
L'investissement de Brisach se resserre ; le siège commence ; sous la liante direction de Guébriant et du baron d'Erlach, les travaux d'approche s'exécutent hâtivement. Bientôt rien n'entre plus dans la place, ni par terre ni par eau. De part et d'autre on se livre, dans les environs proches, à une guerre de partisans, tandis que Farmée impériale s'organise plus loin, à Rottw eil, à Villingen età Xeustadt en vue d'un effort considérable. Trompant la vigilance de Longueville, le duc de Lorraine sort tout à coup de la Franche-Comté avec 4.000 hommes, et marche sur Brisach par Epinal et Remiremont. Bernard de Weimar, malade àColmar, se lait mettre en carrosse ; à proximité des troupes, on le hisse péniblement à cheval ; il attaque les Lorrains, le 15 octobre, et remporte la brillante victoire de Thann. A son tour, le feld-maréchal Gœtz apparaît à la tète de plus de 15.000 hommes, et plusieurs fois essaie de forcer les lignes.
Guébriant est l'àme des assiégeants, sous l'œil expérimenté et vigilant du duc Bernard. Son nom reste spécialement attaché à la prise du fort Saint-Jacques, commandant le pont impérial du Rhin, et à la défense héroïque du pont weimarien, en amont de la place. C'est dans la nuit du 24 au 25 octobre; une terrible canonnade éclate, prélude d'une chaude action. Au matin, le feld-maréchal traverse résolument à gué le petit bras du fleuve et attaque un fort, établi à la partie centrale du pont weimarien, dans File du Geissant, <!('fendu par le brave colonel écossais Lesley et tout so!i régiment. Il s'en empare et sV cramponne, coupant ainsi la communication des assiégeants avec les deux rives. Aussitôt Turenne et Guébriant ont à cœur de
1. Bibl.Nal., 500 Coll)ert, ^■. l<i;)-27. Le Roi ;i Turenne et à Onébriant; Saint-dermain, 12 octol)re HViiS.
On V voit que lelTectif envoyé s'élevait à 2.500 hommes, mais Le Laboureur et d'autres auteurs parlent «le ].!)00 hommes.
f.LKHmVNT AU SIKOE DE nniSVflI lOH
l'en rejeter. Tiirennc cuuiinaiule les régiiiiciits alleinaiids et les volontaires; Guébriant, les régiments de Vandy et de Casteinioron. Montausier, gouverneur de la Haute-Alsace, et le sieur de Mérv, gouverneur de (lut'Uiar, les accompagnent. C'est Ijientùt «une furieuse mêlée ». Sept fois ils s'élancent à l'assaut, et se[)t fois sont repousses. Peu à peu néanmoins leur ténaciU* l'emporte sur celle des Impériaux; pas à pas ils avancent; lentement ils prennent pied. Guébriant, dont le cheval tombe mort, se bat corj)S à corps, et, de sa |)ropre main, tu»' un colonel qui rallie des fuyards. L ouvrage est enfin repris; les Impériaux reculent, puis toul à coup reviennent à la charge, par deriière, avec des ti-oupes nouvelles. Avec N'andy, Gvu'briant leur fait tète; mais, à leur four, exténués de fatigue, n'ayant plus la foice |)liysique de résister, les Français vont fléchir. Alors voici venir bien à propos le duc Bernard avec les régiments de Hattstein et de Schonbeck. Les ennemis qui n'ont pu reconquérir l'ouvrage en l'attaquant j)ar la gorge, chercluMit à l'enlever par la tète avec des gens frais, choisis, résolus. Ils livrent quatre assauts successifs, et, chaque fois, Guébriant, Turenne, le vicomte de Melun 0[)èrent contre eux de rudes sorties. Les Impériaux perdent une dernière redoute. I]n vain essaient-ils dès lors de ressaisir l'avantage. L'épuisement est devenu tel dans les deux camps c|u<^ le combat traîne fatalement en longueur jusqu'à la tombée du jour. Trois coups de canon donnent aux troupes de Gœtz le signal de la retraite.
« M. de Guébriant, écrit le Roi le 7 novembre, j'apprends tous les jours avec combien de soins et de bonne conduite vous agissez au siège de Brizac, et comme ce dessein est le plus important qui se puisse entreprendre, aussi les services que vous m'y rendrez me seront en toute Testime et considération que vous scauriez concevoir, ,Ie vous exhorte de les continuer avec asseurance qu'il ne se présentera point d'occasion de les recognoistre que je ne le fasse de très bon cœur ^.. »
1. Bibl. N.it.. rm r.oll.orl. V. In9-4G: Arcli. bist., Guerre, V. 47-
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Les soiilTrances de la garnison de Brisach étaient grandes vers la fin d'octobre. Mais Reinacli comptait toujours sur ll^mpereur pour le sauver. A Gcolz, à Savelli, à Charles de Lorraine, Ferdinand III dépêchait ordres sur ordres pour la concentration de leurs forces en vue d'une suprême action. Les renforts accoururent de tous les points vers le feld-maréchal bavarois. La chance cependant favorisa le duc Bernard. Sur la rive gauche du Rhin, le colonel de Rosen arrêtait le duc Charles dans ses desseins, et Longueville avait également des succès. D'autre part, Gœtz, sans vivres et sans argent, à la tête d'une armée mécontente et indisciplinée, était fort embnrrassé. Les maladies, la famine, la désertion diminuaient continuellement ses ell'ectifs; la foudre même se mettait de la partie, ravageant le camp impérial. Ayant voulu réprimer de graves abus dans l'armée, le feld-maréchal se créa d'impitoyables ennemis personnels qui, pour s'innocenter, travaillèrent avec acharnement à rejeter sur lui toutes les responsabilités et à le ruiner dans l'esprit de l'électeur Maximilien. Ce prince commit alors la faute de faire arrêtei son général au milieu des troupes et de le destituer sans preuve de sa culpabilité. Un changement de chef dans une armée en pleine action est toujours déplorable. Le général comte Philippe de Mansfeld remplaça le pauvre Gœtz, dont il briguait la place, et ne sut rien faire pour sauver Brisach; l'armée se révolta, et le général Goltz en prit le commandement dans les plus mauvaises conditions.
Un tel concours de circonstances sauva les Franco- Weimariens, qui, du reste, étaient de plus en plus l'objet de la sollicitude du Roi et des ministres. « Nous avons faict partir encores un secours aussy tost que Lunéville a esté repris, écrit de Noyers à Guébriant en date du 2 décembre, et je vous puis asseurer que comme chacun voit que M. le duc de Weymaragit avec beaucoup d'amour pour la France et pour le con-
278; Arch. Kotrou. Le Roi à Guébriant ; Saint-Germain, 7 novembre
CUl^BRIANT AU SIKGF, DE nniSACII
tentement du Roy. il n'y a aussy rien que Ton ne faict pour luy donnei- une entière satisfaction sur tout ce (|u'il désire de nous '. »
Le siège se poursuit niéthodiquemonl : de jour en jourBrisach est [)Ius isolé. La famine y devient excessive ; les hal)itants supportent les plus cruelles soufliances. Ueinach cependant ne veut pas se rendre. Il re|)ond aux soniinalions que l'Empereur et le maréchal Gu't/ lui ont fait un devoir de conserver la place jusqu'à toute extrémité — beau langage, belle attitude. Aucun secours cependant n'arrive, et la défense atteint les suprêmes limites du possible. 11 accepte enfin d'entrer en composition. Les poui-parlers ne sont tout d'abord pas faciles entre un vainqueur tel que Bernard de Weimar et le tenace baron de Ueinach, (jui lutte encore pied à pied à chaque article de la caj)itulation. Toutefois l'on tombe d'accord, f^t, le 17 décembre, au bas du même parchemin, les redoutables adversaires apposent leur signature : Weimar, Ueinach ; l'un entouré d'une magnifique auréole de gloire, l'autre du prestige que donne, même aux yeux d'adversaires, la plus h(»roï(|ue des résistances.
La prise de la forteresse célèbre fit une colossale impression. Le Uoi et ses différents ministres prodiguèrent leurs témoignages de satisfaction à Bernard de Weimar; mais ils surent attribuer au comte de Guébriant une part du succès. C'était fort juste, puisqu'il n'avait rien négligé pour aider le prince, et qu'il avait su le remplacer quand la maladie exigeait son éloignement momentané du lieu des opérations ; ils le firent même avec affectation, pour diminuer peut-être le mérite d'un étranger et affirmer l'efficacité du concours des troupes royales. « Monsieur, lui écrivit Uichelieu, le Uoi envoyant ce gentilhomme vers M. de Weimar pour se réjouir avec lui de la prise de Brizac, je n'ai pas voulu le laisser partir sans tesmoigner par ces lignes l'entière satisfaction qu'a Sa ^Majesté des
1. Bibl. Nat., r>00 Colbert. V. lOS-47, et .\r<-li. Rotrnu. De Noyer? à Guébriant ; Rueil, 2 décembre 1638.
lO; LF. MARKCIIM. DE GT'I.nniV-T
soins extraordinaires (|ue vous avez apportés pour faire réussir cette entreprise, et le contentement particulier que j'ay delà réputation que vous avez acquise en cette occasion... Vous scaurez plus particulièrement par M. de >»'oyers le gré que Ton vous scait de vostre bonne conduite, dont M. de ^\'eimar a rendu tous les tesmoignages que vous scauriez désirer, et le secours que l'on vous envoyé pour vous donner le moyen de subsister au lieu où vous estes... ». Et le comte de Chavigny : ^< 11 est ])ien raisonnable de se réjouir avec vous de la prise de Brisac, puisqu'il est vray que vous y avés si heureusement contribué et avec tant de soin. Et ce n'est pas en vérité le moindre sentiment de joye en ce rencontre de scavoir combien elle vous a acquis d'estime et de réputation dans toutte la France, et particulièrement auprès du Roy et de monseigneur le cardinal, qui ont tesmoigné hautement la satisfaction (ju'ils avaient de vos services. Je ne souhaiterais rien tant au monde que de rencontrer les occasions de vous en pouvoir rendre et qui aous pussent faire connoistre combien véritablement me sont chers les tesmoionao^es que vous me donnés tous les jours de l'honneur de vostre amitié*... » « La satisfaction que vous avés d'avoir bien servi et beaucoup contribué à la prise d'une place si importante, écrit à son tour de Noyers, vous tient lieu de tous les meilleurs compliments que vos amis et serviteurs vous pourroyent faire '2... «
La tâche de Guébriant n'était pas terminée ; car il s'agissait de faire passer Brisach entre les mains du Roi. Après s'être montré brillant général, il fallait s'improviser lin diplomate. Le duc Bernard n'entendait pas donner simplement au Roi les clefs de la fameuse place qu'il venait d'enlever aux Impériaux avec tant de peine. Il oubliait même assez volontiers que lui et les A\>imariens se trouvaient à la solde de la