PREFACE VII
Notre étude se divise en i/| chapitres, suivis d'ap- |)endices, d'une table alphabétique des noms, de (tartes et <ruii tableau des parentés proches du maréchal de Guébriaiit. Il nous a paru nécessaire, pour (icrire une histoire complète de ce personnage, de revenii" sur (pielques faits racontés dans notre dernier ouvrage sur la guerre de Trente ans (pii a pour titre : Bernard de Sa.re- W'eimur cl la réunion de l' Alsace à la France, l'omment, en elTet, passer sous silence la [)rise de Brisach à laquelle Guébriafit eut tant de part ! Aussi le chapitre IV est-il un résumé des chapitres X, XI. XI L XIII et XIV du livre précité, oià le lecteur trouvera le détail du mémorable siège de Brisach et les sources. Nous nous étendons néanmoins dans ce chapitre sur le rôle joué par le comte de Guébriant, el nous nous servons d'une documentation nouvelle.
Nous avons utilisé les ouvrages historiques parus en France et en Allemagne, les mémoires, la Gazelle^ le Mercure français, les documents inédits de nos archives publiques^ les riches archives de M. le comte de Guébriant et de AI. de Holrou, qui voudront bien ici agréer nos plus sincères remerciements.
Les gloires du premier Empire ont relégué dans l'ombre celles de n.os vieilles armées. L'honneur d'une nation exige cependant qu'on maintienne en lumière les anciennes comme les récentes. Si nos rois ne furent pas tous sans reproche, ils élevèrent cependant notre pays à un degré tel de puissance
VIll PREFACE
qu'il resta pendant fort longtemps le plus redouté, le plus brillant de tous, le plus envié.
\e laissons pas tomber dans l'indiriéience des périodes héroïques et des actions célèbres, unanimement acclamées jadis, et qui forment d'immortelles annales; fouillons au contraire dans les siècles passés ; sortons de l'oubli les événements mémorables de notre France guerrière, et tirons-en des leçons prolitables. Si les règles de la guerre ont subi, au cours des Ages, des modifications de détail dans leur application, elles n'en sont pas moins restées immuables et éternelles dans leurs })rincipes généraux. Napoléon l'a proclamé I
L'histoire militaire du commencement du dixseptième siècle est pleine d'exemples et d'enseignements. La tactique et la stratégie se font jour ; on cherche à implanter la discipline ; les ordres deviennent assez précis quant aux marches, aux quartiers, aux sièges, aux batailles ; on veille aux approvisionnements ; on se livre moins au hasard ; on prévoit; ou agit avec plus de méthode. Naturellement l'expérience et le temps amèneront encore des transformations et des améliorations, qui permettront de mettre sur pied des armées de plus en plus solides, de plus en plusaptes à tenir campagne. Si les sièges furent en honneur sous Louis XIII et sous Louis XIV, reconnaissons que Bernard de Weimar et Guébriant préféraient les opérations en rase campagne, jugeant que tout d'abord on devait empêcher le ravitaillement des places afin de 1<'S amener, par la famine, aux dernières extrémités.