Le Lal)oureui
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aussi la victoire éclatante de Kempen fut-elle accueillie avec des transports de joie.
Lermor vint bientôt confirmer ce qu'annonçaient vaguement la rumeur publique et des lettres particulières, émanant du Pdiin et de la Hollande. A Lyon, le 22 février, le Roi assista au Te Deuni en l'église Sainl- Jean. A l'entrée de l'édifice sacré, les cJianoines comtes de Saint-Jean le haranguèrent ; le cardinal duc de Richelieu officia; à la sortie du monarque, « tout le canon et les l)oëttes de la ville, par leur tinf amarre, portèrent au loingle bruit de cette réjouissance », dira la Gazette K Le lendemain, au prince de Condé chargé de la régence durant la campagne de Roussillon, le Roi annonçait officiellement la victoire de Guebriant « dans le pays de Kempeji, proche de la ville de Grevelt, en deçà du Rhin et à l'entrée de l'Estat de Cologne ». Il l'invitait à donner Tordre à rarchevèque de Paris de faire chanter un Te Denm à Notre-Dame; M. le Prince y assistera ainsi que tous les corps constitués. « J'écris aussi, ajoutait le Roi, à M. le chancelier, à mon cousin le duc de Montbazon et au sieur Bouthillier, surintendant de mes finances, d'y estre présents. Et, pour le surplus, je vous recommande de faire apporter en cette occasion toute la solennité et les marques de réjouissances publiques qu'elle mérite. » A cet effet, il emploiera le sieur de Sainctot, maitre des cérémonies-. En même temps, Louis XIII écrivait au prévôt des marchands et aux échevins de la ville de Paris de se trouver à la cathédrale à l'heure fixée par M. le Prince, et en corps « pcjur louer Dieu de l'assistance qu'il luy plaist de nous donner à nos justes desseins pour le restablissement de la