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■ déjà, so l'cdiiirc par la dcserlion. Aussi, lonforiiiéiiient aux ordres du lîoi «'l au désir de M. le duc <rKii<;liieii, il eMiiliihueia de son mieux, de prés cju tie loin, au sié^c de riii<»u\ ilii-.
La Cour, ju^i'jnii (|ue pour tirer prolil de la \ictoire de iloci'oi il fallait entre[)rendr(; (pielcpu» chose de l^rand, avait résolu de faire attacjuer'rhionville. Kii con- S('*(pience, le niar<[uis de Gosvres ', envoyé par avanie, a la l«He de (j à 7.000 fantassins et de iJ.OOO clie- \aux. avait investi la place, en allendaut que le duc (ri-^ii«;liien s'y renditlui-iuèuie avec le reste de lai-iuée, après avoir laisse sur la fiontière de Picardie un corps de troupes chargé de s'opposer aux efforts des ennemis, s'ils voulaient entrer de ce côté dans le royaume. « J'ai désiré \ ous donner avis de cette entreprise, écrivait le Roi au maréchal, et vous dire que l'intention de la lleyne, madame ma mère, et la mienne est que vous en favorisiez le succez autant que vous lepourrés sans j)iéjudicier aux affaires d'Allemagne, dont vous dehvez lousjours préférer les advanlages à toute autre chose -. » Le lendemain 9 juin, le cardinal Mazarin précisaitdans f|uelle voie aurait à marcher Cjnéhriaut : Les affaii-es d Allemagne devront primer toutes les autres ; c'est un « fondement inesbranlable » ; « c'est là le solide et l'essentiel de vostre employ, dont tout le reste est suhallerne et accessoire... » L'ordre ('lait clair '■'•.
En arrivant sous la place de Jhionville, Enghien avait écrit au maréchal : « Je crois cpie \ous jugez assez de l'importance de ce siège et de la difficulté (jue lesen-
1. l^ouis-Françoi.s Potier, marquis de (jcsvtcs, d'une famille de rolje- Maréthal de eamp en 1<>H><. Très luillant officier. Capitaine des cha^^ses et des gardes en survivance de son pÎMe. Tué au siège de Thionville sous les ruines dune mine, le 4 août lt)48, à 38 ans. après avoir reru 41 blessures et avoir mérité le brevet de maréchal de France. Sans alliance. (Moréri le fait mourir le <> août . Fils de llené Potier, duc de Tresmes, et de Marguerite de Luxembourg, lille de François de Luxembourg, duc de Piney, et de Diane de Lorraine-Aumale.
2. Bibl. Nal , 500 Colberl. V. I<)y-l(i2 : F.ibl. Nat., flr. V. 4168-57 V«> ; .\rcli. llotrou. Le Roi à Guébriant: Paris, S juin HJ4H; cité par Le Laboureur.
H. Hibl. Nat.,5(X) Colbert, V. 116-73; Bibl. Mazarine. \. 171'.i. cité par A. Chéruel. Mazann à Guébriant; Paris, 9 juin 1643.
nemis auront à la secourir, s'ils n'ont des troupes d'Allemasfue, celles de Flandre avant été défaites. (Vestà vous, Monsieur, à les empêcher de venir ou à me donner avis de leur marche. S'ils détachaient quelques corps pour venir à moi, je crois, qu'en ce cas, vous pourrie/ faire la même chose. Vous êtes sur les lieux et vous prendrez, s'il vousplait, là-dessus vos mesures. Notre siège est en bon état, et notre circonvallalion s'avance fort. Je vous écrirai de temps en temps de mes nouvelles. Je vous prie de faire la même chose. Je souhaite avec passion trouver les occasions de vous faire paraître l'estime que je fais de votre personne ^. » Guébriant lève son camp, et, d'Engen marche sur l'ennemi, dont il rencontre l'arrière-garde qu'il fait charger sans obtenir aucun avantage. L'ennemi se logeant à Markdorf, il lui est impossible de se porter sur l'Iller ; il tourne donc vers le Xeckar pour aller, de là, attaquer Rottweil, en pleine Forêt-Noire. Le vendredi 24 juillet au soir, il arrive sous les murs de cette place importante, munie de ricJies magasins.
Cinq pièces, mises en batterie la nuit même, commencent à jouer vers les 10 heures du malin, le 25. Mais, tout à coup, à 4 heures de l'après-niidi, A coups de canon retentissent à proximité. Les Bavarois annoncent ainsi leur présence. Avec toutes leurs forces ils occupent déjà une inattaquable position sur une montagne proche. Guébriant va manquer de pain, et ne peut songer dès lors à rester plus longtemps sous Rottweil ; il tente néanmoins l'assaut contre une brèche insuffisamment accessible, sans espoir de réussir, mais avec l'arrière-pensée d'intimider peut-être la garnison, qui cependant tient bon ~. Attaqués à leur tour par la cavalerie de Jean de Werth, les Français reculent vers Horb et Roltenbourg. L'ennemi s'allégeant