‹ Le Maréchal de GuébriantChapitre 97 sur 159 · Bibl. Nat. ClairambauU. \". Hsiî. Saint-Romain à Brienne · texte numérisé non relu

Bibl. Nat. ClairambauU. \". Hsiî. Saint-Romain à Brienne

348 LE MARECH\L DE GUEUUIANT

dragons, Kanowski, Taiipadell, Rosen se logent dans leurs anciens (|uarlioi-s. Ils occupent des places ayant, dit la Gazelle, « de quoi faire subsister l'armée deux mois durant ». Aussitôt, on se retrauclie partout, en vue d'une surprise de l'ennemi qui, toujours logé au delà du fleuve, se disj^ose à dresser un pont de bateaux ^.

« 11 faut qu'il nous croie merveilleusement ruinés, ayant pourvu Spire de garnison, le duc Charles séparé, de nous vouloir venir clierclier en deçà, écrit Guébriaut àd'Erlach. Pour moi, j'estime qu'illefautlaisservenir ». Les bagages seront mis en sûreté ; les chevaux de trait serviront à remonter les reitres ; la cavalerie de Brisacli apportera son concours; l'infanterie sera reposée suflisamment. « Ainsi, ajoute-t-il, je crois que nous pouvons avec raison donner le contentement à l'ennemi de l'attendre -. » « Je suis en état de vous assister, lui écrivait le duc d'Enghien après le siège de Thionville, si vous voulez entreprendre quelque chose au deçà du Rhin, c'est donc à vous. Monsieur, de me mander franchement l'état auquel vous êtes, celui des ennemis, et ce que vous pouvez entreprendre, vous promettant de contribuer tout ce qui sera en mon pouvoir pour favoriser vos desseins, ou à quelque siège, si vous en voulez entreprendre un, ou bien à prendre vos quartiers en ce jjays-là... » Il ajoutait enposl-scrîphini : « Le bruit court ici que l'armée de Bavière se vient joindre à celle de Bec (Beck) pour venir à nous. Nous sommes bien assez forts pour ne pas craindre (ju'ils nous fassent rien : mais si vous vouliez qu'on entreprenne sur eux, et que vous vouliez vous approcher, je m'assure qu'ils ne tiendront pas pied devant nous •\ » Roque-Scrvière court vers Enghicn, le trouve comblant les tranchées de Thionville, et réparant la place.

1. Gazelle du 2<J sepleinbio [(>i'^, u" 121. De Stivtshouru:, 7 sepleinl)i'e

2. (lonzenl)acli, t. il. p. :{0(i, noie. Guéhriant ;'i Kiiacii ; canij) d'Evstein, s seplenibie l<i43.

^^. Bibl. Nat., r,OU Cull)erl. V. 110-109. cl .\nli. Piotrou. Engiiiini à Guéhiianl ; Thionville, Ki août 1(!43 ; cité par Le Laboureur.

GUEBRIANT MEURT A nOTTWF.II. M9

liien «(lie trAs fali^iié, comme ses lr()ii|)es, le pi'ince reste plein de celle ardeur ((ue donnent et les succ«''s et la jeunesse, prêt à marciier sui' le général Beck, à s'euiparer th? Sierk, suivant les derniers ordres de la ('our. 1-^n vain lî<)(|ue-Servière essaya-l-il de lui faire ■ i(l(i|il(M* nu auti"f |tlaM; jr prince s'en liul aux ordres reçus.

(^ependaiil le marct liai de ( iiichriaul , auuMK' par la iM'cessité seule eu .\lsac<», n'as[)ire «ju'au uiouieut ou la gueri-e se fera de iiou\eau en Allemague. H écrit aux ministies dans ce but. D'Oysouville insiste de son ( i~)te '. M. le Duc pourrait faii'c une bonne di\ei-sion eu faveur de rétablissement de l armée au delà du llliiu. Avec le faible, reidort ([uon a envoyé, (îuebriant ue peut agir seul, et se trouve dans une situation pile (pTauparavanl, ayant 2.000 liommes d(; plus à Udurrir ; l'avantage du tleruier renfort est donc ne<jratif. Il réclauie de nouvelles troupes et de l'artillerie, (jui lui permettraient d'aller clierchei' les liavarois. J-^n uièuie lemps il écrit à M. de Beauregartl d'engager les llessois et les Suédois à lui pi-èter main-forle -'.

« Si M. de Tracy vient à la (Jlour, écrivait llotrou le 25 août, on réglera toutes choses avec Messieurs du Conseil, en leui* prt'seulaul um^ véritable et particulièi'e iustruction de tout le détail de la dépense de l'armée (pi'ils seront, je m'assure, très aises de savoir ■'•. » Tracy se uiet en recule avec ordre de voir le duc dlOugliieu au passage. « M. de Tracy, s'en albnit à la Cour, écrivaitCjuébriant à ce prince, il informera si particulièremeut N'otre .Vitesse de l'état tles alTaiies de tieçà cpie

1. AIT. Ktr., .Vllemngne lorresp. \. 23-7o. Oy^^onville :\ Ma/.nrin : Brisnch, IS août ir.43.

l.e ISaoùl, Mazarin énit M Gin''l)riant ({uc le siès:e de Tliionville n'a pas lail oiibli(M- les alVaircs <r.\lleniayne. Il considérera les eflorls incroyables qu'on a faits en un temps où il y a disette d'argent et tant d'années sur pied. « Cl'est ce (jne vous saurez bien reprcsenter aux ollicicrs de l'armée, et leur l'aire comprendre, |iar l'exactitude qu'on apporte de deçà à les contenter, l'obligation ((u'ils ont de bien servir... " iBibl. Nat , 5n(t Colbert. \'. 116-77. .Mazarin à (iuébriant: Paris, IS août KU3). Publié par Le Laboureur et V. Chéruel.

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