‹ Le maréchal Ney d'après les documents authentiquesChapitre 26 sur 39 · Elle est morte seulement en · texte numérisé non relu

Elle est morte seulement en

2. Voici quelques détails sur les fils de l'illustre maréchal Ney : L'aîné, Joseph-Napoléon , prince de la Moskowa, né en 1803, est mort

le 25 jui.let 1857, général français et sénateur. Il était officier de la Lé- N gion d'honneur depuis le l ,r octobre 1850. Sa fille a épousé, en mai 1852, le comte, depuis duc de Persuny. Nommé pa*ïr de France en 1831, il réclama, toujours sans l'obtenir, la réhabilitation de son père et ne voulut pas siéger avec ceux qui l'avaient condamné. En 1841 seulement, il entra enfin au palais du Luxembourg, mais en protestant hautement contre le jugement de 1815. (Voyez aux Appendices )

Le cadet, Michel- Louis-Félix Ney, duc d'Elchingen, né en 1804, est mort étant général pendant la guerre de Grimée (1854). Il était officier de la Légion d'uonneur depuis le 21 juin 1840.

Son fils, Michel, aujourd'hui duc d'Elchingen et officier de cavalerie, est né en 1835. Entré au service, au 7* dragons, comme simple cava-

et resta pendant plusieurs minutes sans connaissance. A genoux devant son beau-frère, Mme Gamot était elle-même en proie à la plus vive et à la plus poignante douleur. Les enfants, sombres, silencieux, regardaient leur père sans répandre une seule larme. Le maréchal leur parla longtemps, mais à voix basse. Puis il tint à haute voix, à sa femme, un discours plus long, et versa d'abondantes larmes en lui disant ces dernières paroles : « Mon amie, lui dit-il en la pressant contre son cœur, tu as tant souffert de mes maux, le ciel te donnera la force de supporter un moment qui doit en êire le terme. Vis, pour élever nos enfants dans les principes de l'honneur et de la vertu. Je viens d'écrire à mon beau-frère 1 pour lui recommander mon vieux père et ma sœur.... J'ai dormi quelques heures, et bientôt la méchanceté des hommes ne troublera plus mon sommeil ; ma vie n'a été qu'un long dévouement à ma patrie, première idole de mon cœur! du moins si je pouvais espérer que ma mort lui fût utile ! Peutêtre laisserai-je un assez beau nom à mes fils; qu'ils apprennent de leur mère à le soutenir !... »

Il bénit al fants, leurs recommanda d'aimer et de

respecter leur mère, puis s'arrachant de leurs bras, il leur conseilla de se retirer, en faisant observer à sa femme que si

lier, le 4 août 1852, il a gagné tous ses grades sur le champ de bataille. Sous-lieutenant en Crimée (1854), lieutenant en 1859 à la suite de la guerre d'Italie, chef d'escadrons au Mexique, en 1865, il est, depuis le 22 décembre 1868, lieutenant colonel du 7* dragons. Il a reçu la croix de la Légion d'honneur le 7 juillet 1862.

Le troisième fils du maréchal, Eugène Ney, est mort consul au Brésil sous Louis-Philippe, le 25 octobre Î845. Il était chevalier de la Légion d'honneur depuis le 30 aviil 1838.

N Le quatrième, Napoléon-Henri-Edgar Ney, aujourd'hui prince de la Moskowa, général de division, grand veneur, aide de camp de l'Empereur, est né en 1812. Il n'était qu'officier d'ordonnance du Président de la République, en 1849, lorsqu'il fut chargé à Rome d'une mission particulière auprès de la Consulte pontificale. Le prince lui adressa à ce sujet une lettre restée célèbre et qui donna alors lieu, dans l'Assemblée, aux plus vives et même aux plus violentes discussions. îj est grand officier de la Légion d'honneur depuis le 11 août 1867.

Page 1