‹ Le maréchal Ney d'après les documents authentiquesChapitre 4 sur 39 · Moniteur du 14 mars · texte numérisé non relu

Moniteur du 14 mars

Le 14 mars, le roi recevant une dépntation de la ville de Besançon, répond à l'orateur :

« Je suis bien aise de vous dire que j'ai déjà eu des preuves du zèle et du dévouement des Francs-Comtois sous la conduite de M. le prince de la Moskowa 1 .

« Le prince de la Moskowa, dit le Moniteur du 15, était le 1 1 à Lons-le-Saulnier , dirigeant sur Lyon un corps de troupes de lignes et de gardes nationales animées du meilleur esprit, et impatientes de se mesurer avec les troupes de Bonaparte. »

« Des lettres, dit encore le journal officiel 1 , annoncent que le mouvement du maréchal Ney se dirigeait sur Bourg. Le maréchal est en marche à la tête d'un corps d'environ 10 000 hommes. Les troupes sont animées d'un esprit excellent, de cette énergie et de ce courage que le maréchal Ney ne pouvait manquer de leur communiquer. »

Le Moniteur du 18 vante aussi « l'attitude résolue du maréchal Ney et le bon esprit de ses troupes. »

Celui du 19 parle de l'enthousiasme des Francs-Comtois « qui se présententen foule à leur préfet pour être dirigés sur le corps du maréchal Ney, où tout respire l'amour du roi, la confiance et la fidélité. »

Le 13 mars Napoléon marchait sur Mâcon. Le lendemain Ney apprend à la fois la reddition de Bourg, de Mâcon et de Dijon et la défection des diverses troupes composant la garnison de ces trois importantes cités. Enfin, l'artillerie de son corps d'armée qu'il attendait ce jour-là, est capturée en chemin jpar les troupes de l'Empereur et fait désormais cause commune avec elles.

C'est alors que Napoléon donna au grand maréchal Bertrand l'ordre d'engager Ney à se joindre aussitôt à lui. «Rendez-le responsable de la guerre civile, s'il ne fait au plus vite sa soumission, dit PËrapereùr ; flattez-le, mais ne îecaressez pas trop, il croirait que je le crains, et il pourrait 86 faire prier! »

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