‹ Le maréchal NeÿChapitre 17 sur 102 · ABIMES ; SONGEZ A CEUX QUI VOUS AIMENT · texte numérisé non relu

ABIMES ; SONGEZ A CEUX QUI VOUS AIMENT

.NOTES SUR r.'ANNKE 1814

Dans les premiers jours de janvier 1814, cent cinquante mille ennemis étaient déjà établis en France et occupaient la haute Alsace, les Vosges, les [départements réunis, etc.. Cependant on s'en doutait à peine à Paris; la presse n'était pas libre, les journaux étaient aux ordres du gouvernement ; en sorte que Ton croyait que quelques cosaques seulement avaient osé franchir notre barrière du Rhin.

Le maréchal Ney partit de Paris le 7 janvier, pour se rendre à Nancy où il devait trouver une armée de 80 000 hommes, avec laquelle il devait défendre les Vosges, et s'opposer aux progrès de l'ennemi.

La vérité est que le maréchal, étant arrivé à Nancy le 10, n'y trouva que la seule division Meunier, jeune garde, forte de 4 .l>00 hommes, presque tous de nouvelle levée. Le duc de Bellune était à Baccarat

avec iO OOO hommes, le duc de Raguse à Pontà-Mousson avec G 000 hommes.

Soit un total de 20 500 hommes.

Ce qui manquait des 80 000 hommes n'était qu'en projets et en espérances, qui ne se sont malheureusement point réalisés.

Les renseignements que prit le maréchal Ney, sa grande habitude de la guerre, lui firent juger qu'il y avait impossibilité de prendre l'offensive avec si peu de moyens, et il se décida bientôt h abandonner Nancy.

11 fit prévenir de cette décision M. de Caillai no ou rt, qui attendait, à Luné ville, des passeports qui ne vinrent point, pour aller traiter de la paix dont personne ne voulait à Colmar. Il était décidé que la France périrait sous les coups de l'Europe en armes.

Les ducs de Bellune et de Raguse lurent prévenus, et le colonel Heymès, premier aide de camp du maréchal Ney, partit pour Paris, le 13, afin de prévenir l'Empereur et le prince Berthier, de ce mouvement rétrograde.

Cet officier était chargé de dire à l'Empereur que l'ennemi se renforçait de jour en jour, qu'il parlait de marcher sur Paris, où probablement il pourrait arriver vers la fin de février. Cette triste prédiction a été retardée d'un mois, mais elle ne s'est que trop tôt réalisée.

On voit par la lettre du 15, que l'Empereur donnait encore Tordre de défendre la Meurthe et la Moselle ; mais ces deux pays étaient occupés, et l'on ne répon-

dait point à la lettre du maréchal, ni au rapport verbal du colonel Heymès à l'Empereur.

Le maréchal quitta Nancy le 14, et se retira lentement sur Tout et Bar, où le prince Berthier arriva le 21, mais seul et sans troupes, en sorte que Ton dut encore se replier sur Saint-Dizier, où Ton fut rejoint par l'Empereur et les troupes de la Garde impériale, qui arrivèrent le 20.

Les écrivains apologistes de l'Empereur ne manquèrent pas de dire que le maréchal Ney avait un beau corps d'armée, sous ses ordres, mais ils se gardèrent bien d'indiquer sa force réelle, qui a toujours été en diminuant, et ne dépassa jamais4500 hommes.

L'ennemi faisait des progrès avec lenteur d'abord, mais cette lenteur même leur était favorable, car le Français, terrible à son premier elfort, ne résiste pas à ce qui l'ennuie : la lenteur le tue, il se dompte par sa propre fougue. Il n'était plus difficile de juger de la destinée delà France. Les hommes réfléchis s'apercevaient — aisément — de cette force d'inertie qui, comme un voile épais, s'est étend m? sur tout notre pays. Les murmures des uns, l'inaction et la mauvaise volonté des autres, n'annonçaient que trop que nous approchions de notre lin.

La formation des gardes nationales n'eut pas lieu, les conscrits se cachaient ou désertaient en route, les autorités ne mettaient plus le même empresse- ' ment à les faire rejoindre. Les derrières de l'armée étaient couverts d'officiers et de soldats traîneurs ou maraudeurs, qui sont sans doute un très grand fléau

(surtout quand on fait la guerre sur son propre pays), mais devait-on invoquer contre des malheureux manquant souvent de vivres, sans habits et sans solde, cette coutume atroce de décimation, employée dans les anciennes armées?

Les projets ne furent pas mis à exécution, l'Empereur aurait dû s'y attendre : tout ce qui dépasse les justes bornes est toujours rejeté avec horreur.

Cependant l'arrivée de l'Empereur vint ranimer l'espoir de notre petite armée ; les militaires instruits pensaient qu'il fallait l'appuyer à nos places fortes de la Moselle et des Antennes, et par là augmenter sa force dans une proportion incalculable qui eût sans doute arrêté l'ennemi ; par malheur, il en fui autrement. L'Empereur pensait à sa première armée d'Italie, qu'il eut l'art de rendre si rapide, en la montrant partout, — presque à la fois. Mais les choses étaient bien changées! Nos désastres d'Espagne et de Moscou avaient montré au monde que nous n'étions plus indomptables, et la faute que commit l'Empereur de ne pas rallier nos places fortes, dut apprendre à l'ennemi qu'une faible armée de trente mille hommes, manœuvrant entre deux armées de cent mille hommes chacune, ne pourrait pas les arrêter longtemps.

Cependant je dois dire que jamais lutte si inégalement engagée ne dura si longtemps. Il est bien difficile de rendre un compte exact des efforts de l'armée française, que le génie de l'Empereur sut développer au point que, pendant le cours de cette campagne

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égale à son rang, lu, '^TJ^fe ve„aient soldats. Fort souvent, les chefs île l arme ,e consulter et le supplier de repr sen - U Empereur, <,ue les fautes qui se commettant L découragement dans la nation ainsi ^ dan l'armée ; qu'il était plus que temps de traiter d , a paix, car nos faibles moyens, que chaque ^our voya, diminuer encore, ne suflisaient bientôt plus pour arrêter les efforts sans cesse renaissants des masses ennemies, qui allaient couvrir en entier le soi notre belle France. , Le maréchal Ney était peut-être alors le seul guerrier capable de tenir un tel langage a 1 empereur, et il s'en acquittait de son mieux. Un seul des mots flatteurs que ce souverain savait prodiguer à propos le faisait taire et le forçait à prendre patience,

bien que sans espérance d'un retour de la fortune : la capricieuse nous avait abandonnée.

A la date du 15 mars, le maréchal proposait encore à l'Empereur de se jeter en partisans, derrière l'armée ennemie, en s'appuyant sur nos places fortes : cette proposition ne fut point acceptée.

Malgré la certitude où il était de notre fin prochaine, le maréchal Ney fut toujours le même, et son visage ne fut jamais plus rassurant qu'en présence de l'ennemi. Aussi aux batailles de Hrienne, de Ghampaubert, d'Arcis, de Montereau, de Reims, de Craonne, dç Laon, aux aflaires de Saint-Dizier, de Vitry, de Château-Thierry, de Méry-sur-Seine, de Troyes, etc., etc., partout enfin, on voyait Ney se distinguer parmi les plus valeureux et les plus dignes.

Mais il m'est impossible de le suivre dans cette multiplicité de marches et de combats heureux ou malheureux, soutenant sa juste renommée par le calme, la prudence et celte vaillance éprouvée qui lui assurait la confiance de ses troupes, même au milieu des plus grands dangers.

On le voyait à la tête du plus faible détachement, combattre pour son pays, mettant de côté toute vanité et rapportant tout à la France, qu'il chérissait.

Les recrues n'arrivaient plus ou bien elles étaient dégoûtées du service, avant de l'avoir commencé, par les longues marches qu'elles faisaient, par le manque de vivres de chaussures, et même d'armes...

Pendant le rigoureux hiver de 4814, beaucoup de nos soldats, surtout les jeunes, ont eu des membres

gelés ; toujours marcher et se battre, avait amené une fatigue que les plus robustes ne pouvaient plus soutenir. Les habitants du théâtre de la guerre étaient, pour la plupart, ruinés et leurs maisons brûlées.

L'esprit de plusieurs départements, où l'on murmurait tout haut contre l'état de choses existantes, rendait inerte plus de la moitié de la France en attendant l'événement, sans vouloir prendre parti ni pour ni contre. Paris fourmillait de malveillants. Le relâchement dans le service, dont plusieurs chefs ont donné le pernicieux exemple, surtout après la bataille d'Arcis, la trop hâtive capitulation et l'abandon de cette capitale par l'impératrice et la famille de l'Empereur, dont pas un ne sut tirer l'épée pour la défense de la cause commune, enfin l'occupation de Paris par l'ennemi, avaient anéanti le peu de force qui restait à l'armée. On sait que le malheur amène le découragement, aussi accepta-t-on les conditions les plus dures, avec un égoïsme et une espèce d'insouciance, qu'il est difficile de caractériser. La machine était usée, elle devait cesser de se mouvoir.

Quelques écrivains ont attaqué la conduite du maréchal Ney sur la part qu'il a du prendre à l'abdication de Fontainebleau, et l'ont représenté comme ayant été dur envers l'empereur Napoléon

dans ses rapports de commissaire français auprès des souverains étrangers à Paris. La haine a seule pu inventer cette étrange calomnie.

Le caractère du maréchal s'était élevé à la hauteur de la position qu'il occupait dans l'armée comme commandant supérieur de toutes 1rs troupes de la Garde impériale. La confiance de l'Empereur, qui lui donna pleins pouvoirs pour traiter des plus hauts intérêts, la correspondance du prince Berthier. les lettres de plusieurs généraux, qui lui témoignent leur inquiétude et menacent même d'abandonner la partie (Lettres du duc de Reggio du 7 avril 1814, et du général Duhesmes du b' du même mois), la lettre collective des généraux de la Garde démontreraient jusqu'à l'évidence cette insigne fausseté. Nous trouverons encore d'autres preuves dans la manière dont le maréchal sut remplir la haute mission dont il fut chargé, à Paris, après l'abdication.

La vérité est que l'armée s'était facilement dégagée de sa reconnaissance envers l'Empereur, et le maréchal était alors tellement au-dessus des autres dans l'opinion, que la Garde entière réclama sa haute protection afin de conserver les prérogatives qu'elle a méritées de tous temps.

La scène douloureuse de l'abdication avait eu lieu dans la nuit du 5. Le maréchal vit plusieurs fois l'Empereur durant la journée du 6. Le souverain déchu conservait cependant encore une bien grande attitude que personne ne cherchait à lui enlever, et ce quipro i> : niouxque tous les raisonnements possibles

qu'il n'avait pas retiré sa confiance au maréchal Ney, c'est que, le 7, il lui donna l'ordre de se rendre à Paris afin de régulariser le séjour d'un grand nombre d'officiers qui déjà avaient quitté leur régiment, de s'entendre avec les souverains étrangers pour établir la ligne de démarcation des deux armées, pourvoir à la subsistance ainsi qu'au paiement de la solde des troupes; de maintenir l'ordre et la discipline et arrêter la désertion qui n'était que trop fréquente : tel fut le résultat du séjour du maréchal à Paris, après l'abdication.

Les lettres du prince Berthier resté à Fontainebleau fournissent des preuves irrécusables que la conduite du maréchal était approuvée par l'Empereur, car à aucune autre époque, il n'y mit tant de déférence.

Ney sut se faire apprécier par l'empereur Alexandre et les princes ennemis avec lesquels il fut en communication pendant la journée du 5 avril à Paris, et déjà la confiance réciproque s'établissait. L'abdication en faveur du jeune Napoléon paraissait ne devoir pas éprouver de difficultés, quand la nouvelle de la défection du corps du duc de Raguse. fort de 12 000 hommes, vint tout changer...

Ney et les deux autres commissaires retournèrent à Fontainebleau, et descendirent dans une maison où se trouvaient réunis tous les maréchaux et généraux marquants de L'armée. Ils leur exposèrent notre cruelle position et le peu de succès de leur démarche à Paris. // fut convenu dans cette réunion

qu'on n'avait plus le moyen de s'opposer à la marche des événements, qu'il fallait renoncer à se diriger sur Paris, que la continuation de la guerre était impossible, qu'il ne restait plus que la ressource de supplier l'Empereur de se sacrifier pour la France, etc..

Ce n'est donc point son opinion personnelle, c'est le vœu général de l'armée que Ney a porté à l'Empereur.

Il était près de minuit; les commissaires se rendirent au château. Ney prit la parole comme le plus ancien, mais en termes doux, convenables et respectueux; il avait compris la grandeur d'un pareil moment. La scène tut calme, et tout s'y passa avec la dignité que comportait un acte d'un aussi haut intérêt.

Cette entrevue dura deux heures. Le maréchal, au sortir de la chambre de l'Empereur, regagna à pied la maison qu'il habitait en ville. Le maréchal était sans colère comme sans haine, dominé par un sentiment de tristesse, ainsi que par la crainte que l'avenir ne répondit point aux promesses que le nouveau gouvernement qui s'établissait, faisait faire en son nom, à Varmèe et à la France, qui ont toujours été les deux passions du maréchal.

Il revit plusieurs fois l'Empereur dans la journée du 6, fut reçu avec affection, et, le 7, il reçut l'ordre de se rendre de nouveau à Paris (avec les deux autres commissaires) afin de suivre les intérêts particuliers de l'Empereur, et de tacher d'obtenir les meilleures conditions possibles pour l'armée, qui n'eut plus qu'à se résigner au triste sort qu'on lui préparait.

NOTES SUR l/ ANNÉE 1815

Quelques généraux H plusieurs historiens n'ont pas manqué de tlire et d'écrire que, dans les journées de Ligny et de Waterloo, le maréchal Ney avait multiplié les fautes autant que les actes de la plus héroïque bravoure.

Le général Gourgaud, entre autres, dans un ouvrage écrit à Sainte-Hélène, ayant pour titre : Campagne de 1815, ou Relations des opérations militaires qui ont eu lieu pendant les Cent- Jour s, a voulu prouver que h; maréchal Ney avait été la cause des revers de la campagne de 1815. M. Gamot, beau-frère du maréchal, réfute cette opinion en des termes énergiques dans une brochure imprimée en 1818.

Il me semble intéressant d'en extraire les plus importants passages.

« J'ai déjà pris la plume, pour combattre cette opinion. Gomme elle n'était alors appuyée d'aucune preuve authentique, je n'ai pas cru devoir y repondre autrement que par un simple exposé des faits, tels qu'ils ont eu lieu.

» Aujourd'hui la lutte devient plus sérieuse. M. le général Gourgaud n'apporte, il est vrai, aucune pièce justificative ; mais il se déclare, pour ainsi dire, l'organe d'une autorité imposante. Son ouvrage présente un ensemble qui suppose une connaissance approfondie des événements qu'il décrit. De simples raisonnements ne suffiraient peut-être pas pour détruire ce qu'il affirme d'une manière décisive; aussi n'est-ce pas de ce moyen que je me propose de me servir. J'en ai un plus puissant : ce sont les ordres particuliers de l'état-major de l'armée, qui heureusement ne sont pas tous perdus, et qui prouveront, je l'espère, d'une manière évidente, que les souvenirs du général Gourgaud ne sont pas exacts ; que les reproches qu'il fait au maréchal tombent à faux, et que c'est à tort qu'il veut le rendre responsable des événements de la campagne.

m Avant d'entrer en matière, il faut se rappeler que le maréchal Ney ignorait qu'il dut être employé dans cette campagne. Tl avait passé deux mois loin de Paris; ce ne fut que le 11 juin, au soir, qu'il reçut du ministère de la guerre l'ordre de se rendre à l'armée. Il n'avait ni chevaux, ni équipage. Cependant il se mit en route, accompagné de son premier

aide de camp, et rejoignit Napoléon, le 15 au soir, en avant de Charleroy. Il était alors sept heures.

» Je vais laisser parler le général Gourgaud, afin de ne lui retirer aucun de ses avantages.

» Relation, page 46 : « Le maréchal Ney arriva » en ce moment sur le champ de bataille près de » Napoléon, qui lui donna l'ordre de se rendre à » Gosselies, et de prendre le commandement de toute » la gauche, composée des 1er et 2e corps de la m division de cavalerie légère de la garde, et d'une » brigade de la cavalerie de Pajol. Cette cavalerie » devait être remplacée dans la nuit par la grosse » cavalerie du général Kellermann,

» Napoléon prescrivit au maréchal Ney de donner » t(Ue baissée sur tout ce qu'il rencontrerait sur la » route de Bruxelles, et de prendre position, avec ce » corps de plus de 40 000 hommes, au delà des m Quatre-Bras, en tenant de fortes avant-gardes sur » les routes de Bruxelles et de Namur. L'Empereur » envoya en même temps un de ses officiers pour » faire connaître aux commandants des corps, que » Sa Majesté donnait le commandement de toute » la gauche à ce maréchal. »

» Et plus loin :

» Page G2 : « Le maréchal Ney qui devait être le » 1") au soir aux Quatre-Bras, etc. »

» Le maréchal Ney n'a pas pris position dans la soirée ni dans la nuit du 13, aux Quatre-Bras :

» 1° Parce que les troupes étaient en marche depuis

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trois heures du matin ; que les tètes de colonnes avaient combattu ou manœuvré toute la journée, et qua huit heures du soir il était temps qu'elles prissent du repos ;

» 2° Parce que le maréchal, n'ayant rejoint Napoléon qu'à la fin du jour, il n'avait aucune connaissance des corps placés sous son commandement, et que la nuit n'est pas propre à prendre cette connaissance;

» 3° Parce qu'on avait rencontré à Frasnc un bataillon d'infanterie de Nassau avec du canon ; qu'on devait supposer que ce corps était appuyé par une réserve placée aux Quatre-Bras, et qu'un combat de nuit n'était pas prudent à tenter ;

» 4° Parce que Napoléon avait bien donné au maréchal le commandement de huit divisions d'infanterie; mais que la division la plus avancée ne serait pas arrivée aux Quatre-Bras avant neuf heures du soir et que les autres étaient en arrière, et à de grandes distances ;

» 5° Parce qu'il n'en avait pas reçu l'ordre, comme on en jugera par la correspondance du 16.

JOURNÉE DU 16 AYRIL

» M. Gourgaud, en finissant la relation de la journée du 15, a donné la position de l'armée.

Relation, page 50 : « Dans la nuit du 15 au 16, » les positions respectives des trois armées furent » celles-ci :

» Le quartier-général français a Charleroy ; celui » des Prussiens à Namur ; celui n'es Anglais à » Bruxelles ; la gauche de l'année française, sous » les ordres du maréchal Ney, avait son quartier- » général à Gosselies, son avaïit-garde à Frasne; le )> corps du général Reille, entre Gosselies et Frasne, » ayant une division (Girard) à Vagnies, dans la » direction de Fleurus; h' corps du général d'Erlon, » entre Marchiennes et Julmet.

» Le centre, formé du corps de Yandamme et des » réserves de cavalerie de Grouehy, bordant le bois » vis-à-vis Fleurus.

» La droite, formée du corps du général Gérard, » ayant passé la Sambre, était en avant du Chà- » tel et.

» La Garde impériale échelonnée entre Fleurus et » Charleroy ; le 6e corps en avant de cette ville ; » le corps des cuirassiers de Kellermann, avec le » grand parc d'artillerie, sur la rive gauche de la » Sambre, en arrière de Charleroy.

» L'armée prussienne avait son premier corps rallié » à Fleurus; les trois autres corps en mouvement » pour se réunir à leurs points de concentration, » afin de se porter ensuite sur Sombref et Ligny. »

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