MONSIEUR BARBERINE
douce qiii sied si bien à la beauté et à la jeunesse. Mais lui, comme s'il eût eu le cœur rongé par un cancer, ne pouvait trouver de repos. Et ce qui lui causait le plus de tourment, c'est qu'iP était forcé de cacher son secret, qu'il ne pouvait épancher ses inquiétudes, se fortifier contre elles par le secours des conseils d'autrui. Gomment avouer ce qu'il avait fait? Qui pouvait comprendre cela, pardonner cela, écouter seulement le récit de cela, sans se sentir saisi d'horreur? Et le pis, c'est qu'il vivait dans l'attente anxieuse du résultat de sa trahison, qu'il ignorait combien de vie* times elle allait faire. Ainsi le châtiment commençait enfin pour le traître.
Il s'en exaspéra. Ne pouvant parvenir à se débarrasser du vengeur qu'il portait en lui, il résolut au moins de mettre tout en (»pvre pour se dérober à celui qui pouvait tout à coup arriver de Pologne, et lui demander compte du sang de ses frères.