‹ Le mariageChapitre 12 sur 52 · LIVRE PREMIBR · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIBR

profondeurs I Ce n'est pas le moment de le résoudre. i fil TabordaDt sans y pénétrer, nous faisons sentir toute l'étendue du mal. En face de lui npus devons appuyer nos principes .:

— La femme devant le mariage est Tégale de' rhomme. Si la femme se complète par Thomme»

l'homme se complète par la femme, Devant la so-- i ciété, la femme sans mari n'existe pas, le mari sans*, femme ne doit point exi.ster davantage. Si la société reconnaît une antre union pour Thomme que I le mariage, elle doit la reconnaître pour la femme. ! . U ne s'agit point de débattre si la femme est in^ ! férieure à l'homuie au point de vue intellectuel, i moral, scientifique, politique ; mais si elle lui est in* férieure devant le mariage (1). Peut-il résulter de. i son inCériorité intellectuelle, ou morale, ou physique même, une inégalité devant le mariage?

J'admets que la fomme est inférieure à Thomme physiquement, ce qui n'est pas contesté (2], intel-.

(1) « Les maris sont supérieurs aux femmes... • dit textnelleiiieDt le Kemn. (Soûra t. T. tnul. Keshnirski.) — Voir sur- | les Arabet le tr^nrienx ouvrage dn docteur 6.-W. Freytag. {Eii Uitung indatttudium der ArabUchen spraehê,) Ils eon^* ^ i

deraienl la femme avec dédain... », p. jMU.

(î) D'après M. Michel Lévy, la ffmme à aucun A^re r.e paraii capahle d'exercer une pression mécanique éijuivalente \ celle de son' , poids. Avant la puberté, le rapport de la f )rce physique entre \ l'homme ei la femme est de 3 à 2; nnssi les enfant" s<^nt-ils à l'égard | kâ lUàs auties comme s'ils n uvatout poiul de sexe. Après ia

Icctuelleaient, en ce sens que la faculté d^abstraire des idées et d'observer les faits scientifiques, juridiques et politiques, manque presque à toutes les femmes, moralement parce que la charité se substi* tue chez elle à la justice. Peut-elle être diminuée pour cela en face du mariage 7 Dans le ménage passe encore; il est trop clair que la femme y tiendra toiyours le second rang : mais devant le mariage ? — De quoi sert donc à l'hoinmc sa supériorité en face de la femme lorsqu'elle se présente à lui pour être épousée? Qu'abdique Thomme, et qu'abdique la femme? L'homme enchatne sa liberté? Qu'est-ce que cela veut dire? Il ne se répandra plus, ne se prostituera plus : est-ce là perdre sa liberté? N'est«ce pas plutôt la reconquérir? La femme se livre sans retour, sous la protection de la conscience de l'homme et sous celle de la loi? En quoi est-elle exposée? Pesez les forces de l'un et celles de l'autre, les avantages de Tun et ceux de l'autre, faites abstraction des conditions misérables où languispuberté, le rapport s*âève et rhomme distance la funnie conmie distance 5.

Cest vers l'agc de 9 à 10 ans que l'iiomme commence à avoir assex de force manuelle pour pouvoir se tenir suspendu pendant quelques moments. £t la loi du 22 mari iS4i permet d'envoyer l'enfant dès huit ans à l'atelier!

L(3 maximum de la force manuelle correspond à l'Age de 30 ans; à soixante, l'homme redescend à la force de sa quinzième année.

(Voir ilicbei USvy. TraUé d^hygiène pubUque el privée, i8t)9.)

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