LIVRE PU£M1£R
sent aujourd'hui rhoumic et la femme et la morale avec eux» et vous reconnaîtrez que devant le mariage rhomme et la femme sont absolument égaux. C'est parce qu'ils sont égaux que le mariage est l'expression de la justice dans le rapport des sexes. S'ils étaient inégaux, le mariage eo relevant 1 un ou l'autre serait une charité à Tégard de Tun des deux. Mais ils sont égaux, ils s'équivalent, se complètent comme les deux parties d'un même tout : et s'ils réalisent par le mariage, en eux et hors d eux, la justice, c'est qu'en s'unissant ils créent un droit supérieur où chaque partie s'abrite grandie et satisfaite. Ainsi le mariage n'a point pour objet de pourvoir à la femme plutôt qu'à l'homme, par la raison très-simple que la femme et Fhomme sont égaux devant le mariage. — Sont-ils égaux en fait? Car c'est là le point capital. Je répondrai plus complètement à cette question lorsque je m^occuperai des mœurs et des lois et que je rechercherai l'influence qa'elles peuvent avoir sur le mariage. Pour le moment, je dis que si l'homme et la femme ne st)nt point absolument égaux devant le mariage, par suite des conditions que les mœurs ont créées pour Tun et pour l'autre ; en vérité, ils tendent chaque jour davantage à l'égalité, et que cette tendance est conforme à la justice. Je ne suis point de ceux qui font de la femme l'égale do Thomme sans restriction. La