‹ Le mariageChapitre 17 sur 52 · LIVRE Pja£Ml£R · texte numérisé non relu

LIVRE Pja£Ml£R

dépendance politique, à régalisation des fortunes, a I lia respect plus grand pour la femmo, à une obser- I vation plus scrupuleuse des contrats, à la monogalaie» à la constitation plus homogène et plus sérère de la famille, etc. Ce courant de civilisation est représenté par la plus grande partie des peuples oc* cideutaux de race celte, germanique ou slave. L'autre qui va à l'esclavage « à la subordination sous toutes les formes, à l'inégalité sociale, à l'asservissèment de la femme, au privilège de caste, à la polygamie, à Tanéantissement de tous liens entre les individus. Celui-là est représenté parla Tur* quie, une grande partie de l'Asie, certains contioents d'Afrique et d'Amérique. Cette règle morale consiste encore dans l'ordre établi par la nature eUcHsième. Cet ordre n'est pas immédiatement apereeptible : c'est de lui que j'aurais dù parler en premier si j*avais voulu arbitrairement manquer à la marche habituelle de l'esprit qui ne découvre les phénomènes naturels de l'ordre moral qu'après tous les autres. Les lois de la nature ont cela de particulier quelles sont invariables; et si l'on veut juger sainement, dans quelque ordre de connaissances qu'on se place, c'est toujours à ces lois qu il faut rapporter nos observations et nos idées. Nous ne nous demandons point si l'homme doit ! vivre dans l'eau. Pourquoi cela ? Parce que Thomme

possèdû de» jpouuioiiâ qui lui perJXiBtl^t.de respirer , Tair atmosphérique, mais auUement Tair dksoiia (lajQS 1 eaUf lequel m peut éUe abmbé que par les liraochies qui sont l'appareil respiraioire propre aux poiâ6ûûâ« Pourquoi dojuc aous deHiaodonar nous si rhomme doit posséder plosisurs femme» ou si la fôiuaie doit pos&éder plu^eurs bommas f La conséquence peut paraître forcée, elle n est pour-^ tant que préd^e. Inierrogeons» en aûbt, ïùcûre établi par la naturo.

S'il naissait deux ou trois toia autant de femoie^ que d*bommes, la [iolygamie serait la loiétab ie par la nature pour T union des isexes. S'il naissait deujL ou trois fois autant d'hommes- que de femmes, \m pol)randrie. serait la lui naturelle de T union d^s sexes (1)* Les hommes et les. femmes naissent-^ils, dans eetU) proportion ? — D'uno année à 1 autre la. différence numérique entre les naissances mascti- Unes et les naissances féminines est à peu prè^ nulle. Depuis 18i7 jusqu'à -1860, soit pendant 44 an- .nées, la totalité des enianis nés en France comprend 21,847,42:2 garrans et 20,619,904 filles : ce qui donne en faveur dos garçons un excédant d'ua aeiatème ('2]. D'autre part la population 4e la France

(â) Ce que j'avance est si mi «fiiNiirgnisil esprit, Muniesquien^' ftvsut peiiMs pottfutr expiiqutr la poiygaimaM Oiieril par U liM^fd» |»ortKiu eiitn» le nombn» di« hummes et relui des feAmies.

{i) âAMVatndu Htawatt de« Losgtatai* (ie6#.>

coroprencl 19,0*H2,988 individus du sete masculin et lD,01â,079. du sexe fémioia (i). il, aait dooc et il existe à peu près autant d*homnies que de^ {eiumes. Celle observation^ qui est générale^ dous conduit h formuler cette loi : Les hommes et le» fèmiues naisseul par couple. Dès lors T union de rhomme et de la femme par couple est indiquée par i'ordxo même que la nature a mis dans les naissances. La polygamie ou la polyandrie est manifestement un désordre* Il semble cependa^ni qu'il y ait des exceplions à la loi que nous venons de - reconnaître et que hi nature les ailcréées comme pour rendre sensible Fincertilude de la morale et attester l'impuissance de la raison à en préciser les règles. — Les États-Unis, par exemple, comptent un excès de population masculine de 730,000 hommes» A Washington, particulièrement, on trouve quatre hommes pour une femme. £n Californie, on trouve trois hommes pour une femme; dans le Nevada»

hait hommes pour une femme ; dans le Colorado» une femme pour vingt hommes»

J*emprunte ces cbiiires au livre intéressant, déjà cité, de'H. DixoD qui s*en alarme pour la moralité de cette partie du monde : etcetjte inquiétude est parfaitement justifiée [i) . — Mais cet excès de popula-

(I) Sialislique générale de la France. (<8r>6.) (^) iJ('|>wortJi ÙijLou, La A uuceUe' Amérique,

m MARIAGE

tton masculine, qui n'esl da reste aux États-Unis que de â pour ,100, ne s'explique-l-il pas en grande partie par rémigration qui amène toujours plus d hoomies que de femmes? M. Dixou Tadmet. A i'o* rigine, les populations très-nomades qui cherchaient racine à travers Timmease territoire du nouveau continent, durent certainement répandre, dans le» diverses colonies qu'elles établirent» un noml>re de fanmes égal à celui des hommes, mais d*une mauière irrégulière. Ainsi, la population noire indigène compte, au contraire, un léger excédant de femmes.

Que conclure de ces faits?

On pourrait croire que dans la Nouvelle-Amérique un excès de population masculine, d'ailleurs trèslocalisé, fait de la polyandrie la règle d'union des sexes imposée par la nature ; mais comme, outre les explications précédemment fournies, îl résulte de tous les chiffres que nous avons recueillis, que le nombre des hommes et celui des femmes est presque partout le même et que Texcès, tantôt du premier nombre sur le second, tantôt du second sur le premier, est toujours un chiffre négligeable; comme la vieille Europe qui ne reçoit pas d'émigrés est loin de présenter les écarts de population entre les sexes i]ui se rencontrent -dans les nouvelles contrées de l Amérique, nous sommes fondé à dire que la loi la' pius générale, la plus visiblement certaine de Fa-

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