‹ Le mariageChapitre 20 sur 52 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

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Un peuple vit par ses mœurs et meurt par ses «KBors. ^ Pour les sociétés passées, la législation Qous enseigne les mœurs. Pour la société présente» les morars nous expliquent la législation. Il n'y a point d'idées» point de croyances dans les mœurs qni ne se retrouTent dans la législation, on tout an moins dans Tinterprétation que les hommes en font par leurs jugements.

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C'est parce que les Hébreux sous leurs rois» les Romains sous la République, les Germains au mU lieu de leurs forêts, pratiquaient le mariage avec austérité et consid^aienl l'adultère comme un crime, que la législation sur le mariage était chez eux très» séTère et Tadaltàre puni de mort. C'est parce que le mariage était tombé en désuétude à Rome et que le ooneobinat y était devenu en honneur, qu'Auguste lui donna un titre légal. C'est lorsque la pratique du divorce fut devenue générale qu'elle trouva dans la loi des facilités nouvelles. *

Avant que de passer à l'examen d'une législation et que de se hasarder à y proposer des modifications^ il est donc nécessaire d'interroger les* mœurs et de rechercher par quel côté elles peuvent être réformées. Alors seulement commence l'cBUvre du légis^ lateur. — Le spectacle que nous offre TEurope, de* puis le commencement du siècle, serait à lui seul une preuve suflisante, 11 n'est pas un progrès dans la législation qui n'ait été auparavant dans les idées et dans les mœurs. Il n'est pas une liberté qui n'ait été, longtemps avant, réclamée par l'opinion publique : en poUtique, la vérité de ce que j'avance est plus sensible encore. — Le rAle naturel du législateur est d^ n'accorder que le droit réclamé, parce que c'est le seul dont le peuple saura user. — De quoi servirait une harpe entre les mains de celui *

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