‹ Le mariageChapitre 41 sur 52 · LIVRE BKU.'kiÉMË · texte numérisé non relu

LIVRE BKU.'kiÉMË

]a dissolution du mariage par consentement mutuel (arU 233 G. G.)» sans explicatioajQi eommentaiie de la part des époux. — Quelles que soient les causes de rincompatibilité ou de la disproportion des appé- ' lits sexuels, lesquelles peuvent être par-dessus tout le temp^ament et certaines habitades de lubricité, le fait est vrai, et il conduit inévitablement à Tadul- 4ère les époux qui sentent le défaut de proportion dans leur goût pour les plaisirs de Famour. Gar si •ee défaut n'a point d*effet pour ceux qui ne le sentent pas, dès qu'il est senti il pousse à la recherche de plaisirs plus vifs et plus fréquents et Tadultère est au bout de la patience épuisée et des bonnes intentions vaincues.

Ajouterai-je enfin à ces trois causes principales les inârmités physiques de toute nature qui, expo- ^sées à notre vue et à notre contact, produisent également chez nous l'impression du dégoût? — Le tachitisme, les tumeurs, les eczémas, les rhumatismes, les dyspepsies, les dartres, les cicatrices difformes, les écronelles, leshémorrhoïdes, les hernies, Tozène, l'uréthritc) chronique, qui affligent un si grand nombre dlndividus, peuvent produire, par le dégoût, les mêmes effets que les maladies génitales, l'impuissance et la disproportion des appé- <its sexuels; c'est-à-dire entraîner à Tadultère.

DU MAIUâGS

Si l'on yent avoir une idée plus frappante de nos

inilrmités et de la manière dont elles sont répandues, qu'on s'arrête un instant devant ce tableau : « Figurons-nous que nous sommes convoqués à une fête nationale, comme celle de Fancienne Grèce : c'est la féte de la jeunesse française. Le bel âge dans sa fleur, la pairie dans son printemps, comme on disait à Athènes, va s'épanouir sous nos yeux. Tous les jeunes gargons qui viennent d'accomplir leur vingtième année et qu on va saluer du nom d'hommes sont là réunis, au nombre de 325,0û0t et le défilé commence. Voici d'abord, comme avant-garde, ceux qui n'ont pas atteint la taille militaire; on eh compte 18,106 dont la stature est inférieure à 1 mètre 560 millimètresi soit 4 pieds 10 pouces, la taille des tambours d'autrefois. Le second groupe où l'on a placé les faibles de constitution, les rachitiques, les poitrinaires, est seul presque une armée ; car il comprend 30,524 unités chétives. Suivent les écloppés ou les mutilés de naissance ou par accident, auxquels on a mêlé ceux qui sont tourmentés de varices, de douleurs rhumatismales, de hernies , trois catégories for-

UTRE I>EI}X1ÈME m

mant ensemble 15,988 jeunes hommes. Les bossus, les pieds-bots et les pieds-plats font bande à part, et ils sont 9,100. Ceux qui sont affligés dans l'un de lenr sens, la vue, Fome, l'odorat, sont au nombre de 6,934. Un certain bourdonnement, un étrange cliquetis de paroles annoncent les bègues dont je compte 963, et les édentés, qui sont 4,108. Voici venir, au nombre de S,H4, une phalange où la

débauche précoce , à ce que je crains; à dû faire

des ravages. Détournons les yeux pour ne pas voir 2,&29 pauvres garçons atteints des maladies de la peau. Apparaissent ( triste coup d'œil 1) 5,213 goitreux et scrofuleux, et, !ce qui est plus triste encore, 3,158 malheureux chez qui l'altération du système nerveux produit la paralysie on les convulsions , la folie ou le crétinisme. Laissez passer un dernier groupe de 8,236 tètes où sont confondues les infirmités diverses, les anomalies pathologiques. Dans cette revue du bel âge de la vie, nous avons déjà compté 109,000 êtres infirmes ou difformes. On a besoin de respirer et de s'épanouir enfin à la vue de la saine et vaillante jeunesse : elle est représentée par 216,000 jeunes garçons entrés dans leur vingt et unième année, en bon état de croissance, en • possession de tous leurs membres , sains de corps et d'esprit (1). »

(1) André Cocbm. Bâmtê des Deux^Monda dn février i€67. Article ctfé par U. Jules Simon {LVuvrUr de tinit ans).

Ceni neuf mille sur trois cent vingt-cinq mille : cela liil près da tim; et c'est la naforité des é&m tim valides qui sera prise pour le service militaire 1 Ce sont les inirmes qui se manefont et feront des ea£auts. La loi du 21 mais iâ32 et la loi du l'' ié^ { vrier 1868 (malgré Tarticle 30 qui permet aux i militaires de se marier, sans aaloiisation, dans las trois dernières années de leur service dans la réserve )t ees lois sont ooivpables devant la monte, coupables devant le mariage , complices de prostitntioB, eompliess d'adultère ; et les hcnmes qû les ont faites ont perdu le droit de se montrer sévèns poor des fautes qn'ils ont rendues inévitables.

Page 1