INFLUENCE GÉNÉRALE DU MARLVGE
Pour conclure» je veux dire l'iaflueuce du mariage sur rhomme et sur la femme. Quand j'aurai, montré par quelques considérations générales et «avecle secours de chiffres, dont le jugement est sans appely qu il y a plus de moralité, plus de bonheur» plusse travail, plus de force, plus de santé dans le mariage que hors le mariage, ma tâche sera accomplie. Car on pourra juger enfin si le mariage sort triomphant des épreuves de la critique, et il ne me restera plus alors qu'à réclamer une dernière fois la plus prochaine application des mesuiesquej'aipro* posées comme devant tourner nos âmes, nos habitudes, nos mœurs, nos lois, notre art, toutes nos
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iSacuItés, toutes tes forces de Tinditidu et de la société à la pratique du mariage la plus générale et la plus morale*
Autant le commerce de la femme, à qui T homme ne se sent attaché par aucune passion noble, ni par ^a^cun engagement social, étouffe la tendresse de son âme et avilit son caractère; autant le commerce de la femme, qu'il s'est associée poilr la vie et qui est devenue la mère de ses enfants, exerce sur l'homme d'influence bienfaisante. La femme dévé* loppe chez rhomme la sociabilité. Elle polit sa rudes^, plie sa volonté, disperse sa colère. Le re^rd de l'épouse est une ûamme qui échauffe le cœur et ravive le courage, du mari. • L'homme n'est pas fait pour vivre seul. > La femme sera, à ses yeux, cette modeste fleur aux suaves parfums, sortie de la auit pour égal er le jour et de la terre pour vivifier Tâme; précieux objet des soins et de Tamour du prisonnier de Picciola. — Aucune passion n'enchaîne autant que Tamour, et le ménage est la plus douce prison ' pour qui sait s y sentir libre. — Avec les enfants se scelle le lien conjugal. L'homme devient père, son cœur se dilate, sa force grandit, son front s'éclaire : il est chef de famille, a son pouvoir, punît et pardonne, travaillet veille, secourt, se dévoue, se sent pleinement. L'homme aime le gouvernement paj:ce que la nature a créé pour lui la famille. Il aime
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raction et la responsabilité et règne dans sa maison avec le Dieu de ruoivers.
Arec le concours que lui apporte la femme, qu'est-ce qui serait impossible à riioinme? — Comme la famille offre la première image du groupe ' social, elle offre aussi celle du groupe industriel. La maison deyient Fatelier le plus productif, celui OLL règue le plus grand ordre, où le travail se divise le plus naturellement, où tout est épargné, ménagé, recueilli : le temps^ la force, la matière, l'excédant; où se réfugie et s'observe la morale simple et attrayante. — Tous les économistes conviennent que la famille est la meilleure combinaison de travail et Tatelier qui fournit la plus grande somme de produits avec le moins de frais.
Par la famille, la femme est arrachée à la prostitution, riiomme à la débauche, tous deux au crime et les enfants à la misère et à la mort.
La population de la France se divise a peu près ' également entre les célibataires et les gens mariés. Et cependant sur 4,G07 accusés, 2,572 sont célibataires, 1,720 sont mariés et le chiffre des accusés mariés sans enfants, compris dans ce dernier nombre, est proportionnellement supérieur. — Pour 156 infanticides : 22 avortements, 682 viols et attentats h la pudeur $ur des enfants au*dessous de quinze ans et 93 avec violence sur des adultes. Pour 8 085 dé-
2,7G3 ouiragas publics à la pudeur et 159 à la morale publique. Combieû de fentineft 6l.d*honaM» miiés parmi, les condamaés? Le «plus petit nombre.
Près de sa fèmaie, daos sa maison, avec la xasnoasabilité du père de famille et le sonei de ees affaires, comment 1 homme penseraitril au crim.e? four pw qu'il ait d'instruction et de moralité, quelques avances, le désir du s*a£[rancbir par ses propr^çi efforts, il saura se créer un petit établissement, tiendra boutique on atelier, atoc sa femme el see enfants pour auxiliaires. Plus il aura d'intérêts à
ménageri de soins à rendre, d*eiiga9Hnente à im^
plir ; plus il sera industrieux, actif/ moral. Le tiers des àeeosés ne sait ni lirei ni éerire el la meiliét aviron, ne sait Tun ou Tautre qu imparfaitement. Plus de la moitié exerce un métier pour le CMipte^d'eA*
trui — Il serait à soubaiter que chacun pùt
Pour le département de la Seine, la proportion des giens mariés dans le nombre d«t aeeutài est molfis oonsidéraUn^qoe pour Jil
Des 4,G07 accusés pour loule la France, le département de la 5eine fournit le cfailtre le plas élevé : 754» Sur ces acoiisé% oo c«l»^te
(1) Sar 4.409 eeewés:
1,387 exerçaient iaeproilHiei»iAMvl«ir*etiiiyte,
2,709 exerçaient un métier pour lecomple detantres, 494 viraient daas ToieiTeté.
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exercer un état pour son propre compte, que la mère ne idX pas le pl« sravtat ldteée de désertefi soù foyer et ses enfants pour l'atelier, que la jeune fille pftt trfffAiller sons Vaàl de m"- telkm^ Phmevrs de^os industriels s'eilorcent de réunir dans leurs ateliers^ les «fiiitage$ et le$ ganmUes de* modalité -dé le^Tie . en famille. 11 en est temps ; les > bommes commen- Hient h sentit le mi eiie juste plne fmrtMient, et^ rinstructien ne fait pas qu^adouoir les moeors, elle rend tes hommes plus ^dinrvoyBiits danaf «leurs propres intérêts. Il faut faire beaucoup, le plus possible pour la justice et l'harmonie sociale; et vite. Le^ mariage rentre dans le plan de réfenue et4e ^ amfication qui sera Tœuvre de ce siècle, si chacun s^it > ootnpreiidre ià tâche qui' lui tevieiit*
L'homme doit se marier jeune. Je le demandais *'plus haut : Teipéiienee me dMM ittiaêHi ««^-est ' de 23 à 24 ans que l'homme est le plus porté au •erime, elàoetâge il est garçon 1 --^ Nous- traom de voir, d'un autre côté, qu'une fois marié, tout éloignait rbomme du crime. Ajouterai-je que dès qu'il s'est créé une famille, .l'homme se sent attaché au scdi à la j^atiie« Gonimeirt aeraît-il. un Téntable
* 800 GélibataireB, liH mariés arse enfami, TSmatHl HM enlints, S4*T6iili avee enfants, iS veufs sans enfanta.
(Gômirttf glnérai â$ VtiâmMglrait(m dé la JutUcê ûrtmMU m FMwt.ieS7.)
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m DU MA&lAGfi.
citoyen sans être père de famille ? — L'homme épar-, 9116 pour ses enfaute, eeia va de soit ne se -doitril pas à eux? Avec un peuple d'hommes mariés, la. prodvMtkm généiila s'âemiit Gitenirje TAn^alnne, l'Allemagne? — Quelle richesse pour un pays! La moFftUté génénie y atteint bientftt «a nÎTeea ^ élevé; les vols, les viols, les séductions, les crimes détente netiue y diminiient. La prostîtulioii a'a plus sa raison d'être e4 se fait un camp à part, Ke seraiince enîln qaedans FintiMl exelnsif de sa saalâ, de^sa longévité et de son repos» l'homme doit se marier. Je n'ai point de ohiffires suffisants ponr affirmer d'une manière générale si la longévité se ireaiContEe plus soQvent chez les gens manés. Cela semble étdrii cependant pour, les habitants de Paris. Sur uaen* semble de 44,724 décès, 43,193 hommes sont morts qui n*étaient pas mariés et d»884 .mariés et veais; 11,316 femmes sont mortes non mariées et 10,081 miiiées et venves (1). En somme^ 24,â09 morts non
(1) Aimuaire du bureau des longiludes. i869. (1^0 avaient élé déposes à la uiorgue.)
Voir aussi, à ce sujet, aux naméros 43, 44... de. la Gaxûtie M« âomadaire de médeelnéet de chirurgie (novembre el décembre 1871)f tel artieles du deeieir BiHiao» t 1)^ riiifiMfiiM viêkumaùu*
Le docteur BerttUon ëubUt que U mortalité, la crimlnaliié et la suicidey partiouUèfenient» mnt plot rares clies Ici gens manésqie chez lei oélibalaires.
Selon ce même auteur, la morlalité est beaucoup plus grande cbes les odlibataires et particalièrement çhes les oélibatairea du