‹ Le mariageChapitre 7 sur 52 · LIVRE PREMIER ' K · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER ' K

eienne*. tliie loi des XII tables défendait aux patriciens de s'allier avec les plébéiens. Les fômmes du peuple, les plébéleanes se contentaient du eoneubinat ; les étrangères, de l'usucapion. Le. mariage noble, le seul respecté s'appeUiteoit/'arrAilt^. Le ma* riage plébéien s'appelait coc'm/^^io, Lusucapio. était. la possession d'un an et un jour, après lequel temps, * rbomme pouvait abandonner ou épouser la femme avée laquelle il avait vécu jusque-là. Si ces distitic* lions, qui sont toutes de droit, n'ont pas été les mêmes dans la législation de tous les peuples anciens; dans le fait, elles ont existé partout et exis* tant encore comme un mal endémique dont notre société est loin de guérir. Le pauvre, louvrier se trouve tenu à distance du mariage par la misère; . etle^riche corrompu, dégradant le mariage jusqu'à la prostitution, ajoute à sa £dmme légitime autant de maîtresses qu il peut en entretenir.

Il n*y a pas de matière sur laquelle la inorale soit plus changeante. L'Église elle-même, dont le dogme es4 fixé aujourd'hui, est, à Torigine, pleine d'incertitude et d'hésitation à Tégarddu rapport des sexes.. £lle n'aime point la femme bien qu'elle ait cherché à relever sa condition, chez les Romains, en inter- ▼exiant dans la législation sur les successions et sur le divorce et en essayant de faire prévaloir, dans une cerUune mesure, le droit naturel sur . le droit écrit.

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« La femme est uae mécbaate bpurrique, dit saiot Jean de Damas, un affreux ténia qui a son siège dans le cœur de Tbomme, illle du mensonge, sen* tinelle avancée de l'enfer, qui a ehassé Adam du Paradis : indomptable Bellone, ennemie jurée de la paix. » Saint Jean Ghrysostome, saint Jean Chrysulogue, saint Augustin, saint Aalonin, saint Bonaventure, saint Jérôme, saint Cyprien, etc... ont tous sur la femme uue opinion à raveuaut (1).

On croit qu'après oela ils vont conseiller le célibat. Loin de là. Saint Paul, « que le démou de la chair colaplivsc, » trouvant une société corrompue quil faut redresser par de fortes institutions, va préconisant le mariage. Apres tout c mieux Tant épouser que brûler. > Ët comme la fornication est générale et qu'à un tel mal il faut un prompt remède, Tapôtre écrit : « Mais à cause des fornications, que chaque homme ait sa femme et chaque femme son mari. » Plus tard, l'Église va recommander le célibat, après avoir délitéré dans un concile fameux si la femme est un animal doué d'une àme (2). Hais

(1) Longtemps la pensée des chrétiens dcrueura ineerlaiDe sur le mariage et pufoêiiliAtte tile fiptmiradieloire. Ainsi, undis que les Pères 86 montraient si ri||oiiKax à Tégard de la femme, Kobert d'Arbrissel fondait un monastère où les hommes devaient iriMir anx

femmes.

(2) Le Concile de Mâcon qui ont lien à la fin du vi* sièele et dont p^rle Gorini.

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