‹ Le mariageChapitre 8 sur 52 · LIVRE PnBHIIR n · texte numérisé non relu

LIVRE PnBHIIR n

lorsqu aa su® sièole Grégoire Yllt par des raisons

de haute diplomatie ecclésiastique, va faire du célibat des prétreâ une loi de TÉglise romaine, il rencontrera la résistance de tout le clergé qui alors vivait dans le eonoubinage. A ce moment la morale de l'Église paraît se fixer et elle n'est point éloignée de celle des Sakers (ou Trmbhurs)^ de la JNouveiie* Améric^ue, qui vivent avec leurs feuiiues dans un mariage spirituel (i) ; ce qui est une singulière manière de comprendre Tamour et peut-être la plus sommaire pour couper court auxr tentations de la chair qui tourmentait si fort les apôtres.

On s'explique mal jusqu'ici toutes ces différences.

Chez les Égyptiens, s'il faut en croire Hérodote, la polygamie existait, à Texception de la Basse- , Égjpte, qui devait la monogamie à son voisinage avec la Grèce. Quant à la Haute-Égypte, elle était polygame, et Diodorc, qui voyagea après Hérodote et nous trompe moins que lui en général» nous apprend que la polygamie était permise à tout le monde, si ce n'est aux prêtres qui devaient se contenter d'une seule femme. Pourquoi u*ne seule femme? £t quelle idée les Égyptiens avaient-ils donc sur la femme et sur le mariage ?

Toutes les questions qui ont la femme pour

(I) Hapworth Diioo, la Nouv^U'ÂmMqw»

• cealre et, pour objet : le mariage, la virginité, la pUdear, la sédaction, Tifdiiltèferete..., ônt reçu et reçoivent encore, suivant les peuples, des solutions . opposées. Il n*y a peut-être par de sujets sur lequel la morale des peuples accuse mieux les diUérences qui les distinguent. A Rome les filles publiques, les prostituées avaient un sacerdoce, elles gardaient le feu sacré et servaient dans le temple de Vénus. Chez les Japonais les courtisanes sont honorées.. Les deux sexes se baignent ensonible et nus. Les pères prosûtuent leurs filles à bail, et les marient ensuite d'autant plus facilement (I). Dans le Cambodge, toute fille qui se marie est envoyée, pour ôtre déûo-^ rée, chez un bonze qui reçoit, pour ce service, de

.très-riches présents (2), Chez les Hébreux, au contraire, le mari soupçonneux avait le droit de faire lapider sa femme, non pas seulement lorsqu'elle avait commis Tadultère, mais simplement lorsqu'elle ne pouvait fournir la preuve qu'elle était vierge

'avant le mariage. Chez les Romains, la femme adultère était punie de mort. Enfin, chez les Esquimaux, et les Lapons, on m'assure que c'est une injure, pour celui dont vous avez été l'hôte, que de refuser l'offre qu'il ne manque jamais de vous

(!) Schlicman, La Chine et le Japon.

(i) Giswn, Religim de la Chine. [Uittoire wUHnélU de$ religions, parBochon.)

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