SCÈNE XI ADRIEN, LÉOCADIE
ADRIENj soufflant la bougie.
Ce bougeoir et ces cigares sont inutiles... Si mal élevé que j'aie pu vous paraître tout à l'heure^ un seul avertissement ains| donné me suffit... •
LÉOCADIE
Pourquoi donc interromprais-je vos habitudes ? Décidée à gar<f der ma liberté, je dirai comme mon père, je dirai qu'il est juste et qu'il est logique que vous gardiez la vôtre»
ADRIEN
Parole d'honneur 1 savez-vdus/ Léocadie, que vous m'étonnez !
LÉOCADIE
En quoi donc, monsieur le duc?
ADRIEN
Par un esprit de décision que je ne vous soupçonnais pas... Yraiy je n'ai jamais rencontré de femme qui vous ressemblât... Yous-môroe, vous ne ressemblez plus à la femme que j^i ren-
contrée à Bade il y a deux mois, et que j*ai conduite ce matin à l'église... Qu'est-ce quia donc pu vous changer subitement ainsi?
LÉOCADIB.
Vous me le demandez ?
ADRIBN.
Oui, je vous le demande.
LBOGADIB.
Un conseil qui m'a été donné.
ADRIBN.
Par qui donc?
LÉOCADIB.
C'est mon secret... et je n*ai pas à craindre que personne le
ADRIEN
Un conseil! Que diable peut être ce conseil*., et qui a pu vous le donner? Vous n'avez vu personne depuis, que nous sommes rentrés... J'ai beau chercher dans ma tète, je ne le devine pas... Allons, Léocadie, je vous en prie, ne m'intriguez pas plus longtemps...
LBOGADIB.
Vous tenez absolument à le savoir T
ADRIEN
Absolument.
LÉOCADIB.
A quoi bon? A la situation]dans laquelle vous m'avez enfermée, il n'y a qu'une seule porte...
ADRIEN
Laquelle ?