SCÈNE II
V DOUCE T, seul.
Je n’ai rien voulu laisser paraître sur mon visage... Il faut faire bonne mine à mauvais jeu, dit l’adage... mais intérieurement je ne saurais disconvenir qu’il y a du vrai dans ce que la petite vient de dire. En effet, il n’est pas naturel que, le jour de ses noces, on carillonne ainsi à la porte du mari... Hum! humi... Oui, en effet, cela sent le créancier... Eh bien, quand cela le sentirait... après?... 11 faut être juste, il,faut être logique... Plaies d’argent ne sont pas mortelles... Me fussé-je trompé en prenant le . duc pour gendre, que je n’en dois pas convenir avec Léocadie... . . au contraire ! (on enicni sonner.) 11 y a des vérités qu’il ne faut dire qu’à soi... entre quatre murs et quand on est bien sûr qu’ils n’ont pas d’oreilles... Si je me suis trompé, si je me suis trop pressé... c'est cette diablesse d’oisiveté qui en est la cause I Ah! coquine d’oisiveté, si tu es la mère de tous les vices, tu es aussi la mère de toutes les fautes... Depuis que je ne fais plus rien que me prôme-i ner malin et soir en landau avec Léocadie, il semble que l’oisiveté, la richesse et l’isolement se soient ligués contre moi! J’achète une grande terre pour avoir des voisins... je manque mon coup... Je marie ma fiilc à un duc pour qu’il me fasse jouir de ma fortune... Cette fois encore, aurais-je manqué mon coup? (on entend sonner.) Moi aussi, il faut que j’éclaircisse le mystère de ce drelin drelin drelin continueL
II tonne.