ACTE III, SCÈNE I
MONTRICHARD
Les Poy giron y songeront peut-être pour vous.
PAULINE
Je renoncerais plutôt à mes donations matrimoniales. Leur nom est une mine d'or, mon cher.
MONTRICHARD
Mais s'ils faisaient de ce renoncement une condition?
PAULINE
Des conditions, eux? Pauvres gensi Je ne leur conseille pas de broncher. Je vous répète que je les tiens.
MONTRICHARD
A ce point-là?
PAULINE
A ce point-là. Je n'ai pas perdu mon temps en votre absence : je me livre depuis huit jours à un petit travail...
Ohl ne me le racontez pas!
PAULINE
Vous craignez la complicité?
MONTRICHARD
Je ne veux tremper dans vos diableries qu'en qualité de bon génie... et encore I
PAULINE
Et encore! Que voulez- vous dire?
MONTRICHARD
Que ce mariage... je n'y tiens plus qu'à moitié.
PAULINE
Gomment?
MONTRICHARD
Je ne songe à faire des bôtises , moi, que quand je n'ai pas de quoi faire des folies. Or, j'ai de l'argent frais!... En second lieu, la jeune personne ne me parait pas très sensible à mes agréments; si elle était réduite à me prendre comme pis-aller, je craindrais qu'elle ne me le fit payer cher; et, ma foi, j'aime mieux qu'elle coiffe sainte Catherine que moi !