oy. Archives nationales, Louis XV, K
LE MARIAGE D'UN ROI. Si»
proposé au roi et fait agréer par Sa Majesté le duc d'Orléans*. En même temps, pour dédommager le due d'Antin, qui avait un moment espéré remplir le premier rôle à la cérémonie du mariage, il lui confia les fonctions d'ambassadeur extraordinaire, chargé de faire la demande de la princesse, et lui adjoignit on la même qualité le comte de Beauvau. Il résolut '■ntin d'envoyer à Strasbourg le marquis de Dreux,
inme grand maître des cérémonies de France, a\ec mission de ramenerla future reine jusqu'à Fontainebleau.
Une lettre, où Stanislas se montre charmé de savoir la personne qui fera la demande et remercie le comte du Bourg de la lui avoir fait connaître, prouve que ces arrangements furent agréables au maréchal et qu'il se trouva pleinement satisfait, ayant la certitude que le mariage se ferait à Strasbourg, du rôle important qui allait lui revenir comme commandant militaire de la province.
Quant au jour de la cérémonie, il fut plusieurs fois modifié. D'accord avec Stanislas, on avait d'abord choisi la fin de juillet, puis le commencement d'août ; mais, à cause des retards qu'entraînèrent les préparatifs du mariage, de la nécessité de faire voyager un nombreux personnel de Versailles à Strasbourg,