Voy. Archives, ifcid., 1724, t. CCCXXXIII
fluence sur l'esprit de son pénitent. Le prince des Asturies, don Louis, fils aîné du roi, venait d'accomplir sa seizième année et montrait d'heureuses dispositions ; son père l'avait associé depuis quelque temps aux travaux de la royauté. Dès que Philippe V le jugea suffisamment inilié aux affaires de l'Ktat, il eslima le moment venu de déposer la couronne ; et, après avoir fait choix d'un conseil destiné à assister don Louis dans le gouvernement du royaume, il adressa à ses peuples une déclaration solennelle pour leur faire connaître que, «ayant depuis quatre ans considéré les misères de celte vie, causées par les maladies, guerres et troubles dont Dieu a voulu l'affliger dans le cours de son règne de vingt-trois ans, il voulait servir Dieu, étant débarrassé de tous les autres soins, penser à la mort et chercher son salut *. > Puis il fit proclamer le prince des Asturies sous le nom de Louis 1"", et se retira à Sainl-Ildefonse.
Dès que cette grave résolution fut connue à Versailles, le maréchal de Tessé y fut appelé en toute hâte et reçut l'ordre de partir immédiatement pour l'Espagne. Le premier ministre ne laissa même pas le temps au comte de Morville *, secrétaire d'Etat