‹ Le mariage d'un roi, 1721-1725Chapitre 9 sur 34 · Voy. Ibid · texte numérisé non relu

Voy. Ibid

sept ans : « J'ai cru, disait le roi, que je devais vous prier aussi et recommander, comme je le fais, avec tout l'effort possible, de faciliter et de disposer dès à présent, comme l'affaire la plus importante à l'union si nécessaireelsi utile de ces deux couronnes, les choses en sorte que, d'abord que l'infante- reine, ma sœur, aura atteint l'âge de sept ans accomplis, on fasse les fiançailles de son futur mariage avec mon cousin le Roi Très Chrétien, et, comme je suis bien sûr que vous le désirez beaucoup, je ne doute point que vous ne vous y appliquiez avec tous les efforts que son importance requiert et demande. »

En recevant la lettre du Roi Catholique, la contrariété du duc de Bourbon fut très vive et son embarras des plus grands; s'il n'avait pas définitivement résolu le renvoi de l'infante, il était du moins fort éloigné d'y avoir renoncé et devait désirer avant tout ne pas contracter en faveur de cette princesse de nouveaux engagements. Il tenait essentiellement, d'autre part, à ne pas mécontenter Louis I" et même à ne pas éveiller ses inquiétudes sur l'avenir de sa sœur, afin de ne pas nuire au succès de la négociation confiée au maréchal de Tessé, dans l'intérêt de madame de Prie.

La difficulté de la situation était encore accrue par la nécessité où se trouvait M. le duc, après avoir

en quelque sorte provoqué l'offre de la surintendance faite à sa l'amille, de refuser pour elle cet honneur. La duchesse de Bourbon était, en effet, de trop mauvaise santé pour exercer une charge qui réclamait une grande assiduité près de Tinfante; quant à la sœur de M. le duc, séparée du prince de Conti et retirée au couvent de Port-Royal, elle ne pouvait obtenir l'autorisation d'en sortir que pour rentrer près de son mari, avec lequel elle ne voulait à aucun prix reprendre la vie commune.

Le premier ministre retarda le plus possible la réponse qu*il devait au roi d'Espagne; mais, obligé de sortir du silence, il prit le parti prudent de ne rien faire qui pût compromettre les relations des deux pays ni les intérêts de madame de Prie. Dans une lettre, datée du 19 août', nous le voyons s'expliquer d'abord au sujet delà surintendance, remercier vivement Sa Majesté de la faveur qu'elle veut bien offrir à la maison de Condé et expliquer les motifs qui ne lui permettaient pas d'en profiter; puis, abordant la question des fiançailles de Louis XV et de rinfanle, il ne craint pas de donner au roi Louis I*' les assurances les plus formelles : « 11 ne me reste plus, Sire, écrit-il, qu'à répondre à un

1. Voy. Archives des affaires étrangères, Espagne, 1723-I72i, t. CXXXXII.

78 LE MARIAGE D'UN llOI.

dernier article de la lettre de Votre Majesté, par lequel Elle paraît souhaiter qu'on se dispose à faire les fiançailles du roi et de l'infante, aussitôt qu'elle aura l'Age de sept ans accomplis. Votre Majesté doit être convaincue que je n'oublierai rien pour engager le roi à lui donner cette satisfaction, et que je préparerai, avec tout l'empressement possible, ce qui peut être nécessaire pour qu'au moment où la princesse aura l'âge requis par les Canons, la cérémonie des lianrailles puisse se faire, sans être relardée d'un seul instant. >

L'infante, étant née le 31 mars 1718, devait accomplir six mois plus lard sa septième année; le duc de Bourbon, en annonçant qu'il ferait célébrer les fiançailles à si courte échéance, s'enlevait même le temps de provoquer un prétexte pour éluder cet engagement; il aurait été sans doute contraint d'exécuter une pron»esse aussi récente et aussi formelle, si l'événement le plus imprévu n'était encore une fois venu bouleverser la monarchie espagnole.

Louis 1", comme son cousin le roi de France, avait la passion des exercices violents; il faisait abus du jeu de paume, et s'épuisait dans les forêts, < pratiquant la chasse à pied, malgré la grande chaleur et comme un valet de limier». Le 15 et le 17 août 1724, Sa Majesté éprouva à deux reprises une faiblesse pendant la messe; les indices de la petite vérole se déclarèrent, d'abord sans gravité; mais bientôt le pourpre se manifesta et fut suivi de symptômes fort alarmants. Le jeune roi, malgré tous les soins qui lui furent prodigués, succomba après une courte maladie, dans la soirée du 31 août, n'ayant pas encore dix-sept ans.

Cette mort faisait passer la couronne sur la tète du second lils de Philippe Y,l'infantdon Ferdinand,

âgé seulement de onze ans. La France, si un prince aussi jeune montait sur le trône, devait appréhender le redoublement des intrigues qui avaient signalé le règne très court de Louis I", un rapprochement de plus en plus intime cnlre l'Espagne et IWutriche, et peut-être, dans quelques années, le mariage du nouveau souverain avec une des filles de Tempereur Charles VL Le seul moyen de maintenir noire influence dans la péninsule était en conséquence d'obtenir de Philippe V, dont l'amitié pour la France était à l'abri de tout soupron, une détermination virile et de le décider à sortir de sa retraite : « Il est bien diiïérenl, observe dans son journal le duc deVillars, de voir la monarchie espagnole entre les mains d'un roi Agé, dont l'autorité est toule établie, ou entre celles d'un enlanl abandonné à la conduite des grands, c'est-à-dire à un désordre pareil à celui qui régnait sous le dernier roi d'Espagne >.

Le duc de Bourbon se montra très effrayé des conséquences possibles de la mort de Louis I". 11 s'empressa de s'adresser à Philippe V, pour le supplier de ressaisir le pouvoir, en faisant particulièrement valoir les considérations qu'il savait de nature à toucher l'ambition de la reine Elisabeth : « L'empereur, lisons-nous dans cette lettre, qu'à peine pouvait-on espérer de réduire à l'accomplissement de

ses engagements, saisirait, s'il ne vous voyait pas reprendre le gouvernement de quelque manière que ce soit, le prétexte de ne pouvoir stipuler sûrement avec un prince mineur et avec une régence qui ne serait pas la vôtre. » Il écrivait, ajoutait-il, sous les yeux du roi, c qui dans son afiliction ne me permet pas de le quitter un moment i>. En même temps, il expédia l'ordre au maréchal de Tessé d'employer tous ses efforts pour déterminer le Roi Catholique à faire le sacrifice de ses goûts au bien de son royaume et à l'union des deux nations.

Le maréchal n'avait pas attendu ces instructions, et, comprenant, ainsi qu'il l'écrit lui-même à la date du 3 septembre, que, sous une régence, il faudrait regarder l'Espagne pour les Français c comme les sables d'Arabie >, il s'était empressé d'agir près de Philippe Y. Elisabeth regrettait la couronne ; elle joignit ses sollicilalions à celles de M. de Tessé pour décider son époux, non seulement à quitter Saint -lldefonse, mais à remonter sur le trône. La reine et notre envoyé reçurent l'appui très énergique du nonce Aldobrandini, qui avait pour mission de prêter la main à ce qui devait entretenir les bonnes relations de la France et de l'Espagne et qui fit merveille dans cette circonstance. Les efforts réunis de ces trois personnages parvinrent, non sans peine, à calmer

les scrupules provoqués par quelques docteurs espagnols dans l'esprit de Philippe V, qui se consid«}rail comme privé par son abdication de tous droits à la royauté, et à déjouer les cabales du président de Gastille et des grands, qui désiraient gouverner le jeune roi.

Les courriers de Madrid arrivaient presque chaque jour à Versailles, le maréchal tenant exactement le duc de Bourbon au courant des dispositions de Philippe V. Dans une de ses dépêches, M. de Tessé fait savoir que le Hoi Calholique engage vivement son neveu < à se conserver et à profiter de l'exemple du roi Louis, que l'exercice trop violent de la chasse a mis dans la situation funeste où il se trouve ». Enfin notre représentant fut assez heureux pour pouvoir, le 6 septembre au soir, annoncer le plein succès de ses démarches : après de longues hésitations, Philippe V avait consenti à redevenir roi et adressé à ses sujets une déclaration portant que, « comme souverain naturel et propriétaire », il reprenait la couronne. Il se réservait toutefois la faculté, si Dieu lui donnait vie, de placer le gouvernement de ses royaumes entre les mains de l'infant don Ferdinand, quand celui-ci aurait alleinl l'Age et la capacité suffisantes.

Le duc de Bourbon répondit le 18 à M. de Tessé,

en lui allribuanl tout le mérite de celle importante résolution et le remerciant € d'avoir remis le roi d'Espagne sur le Irône ; bien que la reine et le nonce, ajoutait-il, y aient contribué, le roi ne se serait pas décidé sans vous ». En même temps, il félicita Philippe V, en lui promettant de redoubler d'efforts pour contribuer au bien et à la gloire des deux monarchies '.

Le maréchal eut le droit d'être fier de ces témoignages de satisfaction et du nouveau service qu'il venait de rendre à son pays. Non seulement il se flattait d'avoir cimenté pour longtemps l'alliance des deux peuples, mais il était d'autant plus convaincu de la prochaine célébration des fiançailles de Louis XV et de l'infante qu'il avait été tenu dans l'ignorance la plus complète des consultations sollicitées, quelques mois auparavant, par le chef du gouvernement français sur la question du mariage du roi.

A ce moment, tous ceux qui s'intéressaient au sort de la jeune princesse pouvaient également se persuader que les promesses réitérées faites à l'Espagne ne couraient plus aucun risque d'êlre éludées : en redevenant roi, sur la demande du duc de Bourbon, le petit-fils de Louis XIY semblait avoir irrévocablement assuré à sa fille la couronne de France.

1. Voy. Arch. des aff. élrang., iftid. lettre du 18 septembre 1724.

Toii'es ces prévisions ne devaient pas larder à être déjouées. Le second avènenienlde Pliilippe V, loin d'entraver les projets du duc de Bourbon, en rendit au contraire la réalisation plus facile.

Le résultat imprévu du changement qui venait de s'effectuer à Madrid est en réalité plus logique qu'il ne le paraît tout d'abord. Le premier miiiislrc français s'était depuis plusieurs niois rendu compte du véritable caractère de Philippe V. En descendant du trône, dans la force de l'âge, sans attendre que le prince des Asturies fût capable de le remplacer, et sans prendre môme le soin d'assurer la marche des affaires publiques par le choix de conseillers d'une fidélité éprouvée, PJiilippe V avait donné une faible idée de son énergie et de son habileté et diminué plus encore celle que l'on se formait généralement de ses desseins ambitieux. La répugnance qu'il avait manifestée à sortir de sa retraite, après la mort de Louis L'% cl lorsque des dangers sérieux menaçaient sa dynastie, était venue corroborer celte première impression et permettait même au duc de Bourbon de se demander si l'intelligence du roi d'Espagne n'avait pas été affaiblie par ses malheurs. Tous les rapports venus de Madrid s'accordaient d'ailleurs à peindre l'humeur bizarre et hypocondriaque du roi, son éternel désir de ne voir per-

LE MARIAGE D'UN ROI. 8ô

sonne, sa déplorable indécision, les scrupules sans lin et sans nombre qui, l'empêcliant de prendre confiance en qui que ce soit et le forçant cependant à appeler son confesseur dix fois par jour, lui rendaient, malgré les meilleures et les plus saintes intentions du monde, le gouvernement depuis longtemps très pénible. On savait, par M. de Tessé luiraème, la défiance qu'avant son abdication Pbilippe Y éprouvait pour ses ministres, ses perplexités dans les choses les plus communes, t de manière qu'il remettait par écrit une même affaire séparément et secrètement à divers d'entre eux, pour se faire donner leurs opinions, lesquelles, se trouvant pour la plupart opposées, le plongeaient dans de plus grandes incertitudes et irrésolutions, qui ne causaient que de très longs délais et souvent un entier oubli ».

Si Louis P' eût vécu, M. le duc aurait peut-être hésité à violer ses engagements, car il savait ce souveiain entouré de conseillers mal disposés pour la France, et il pouvait redouter la fierté juvénile du frère de l'infante ; mais il se persuadait, avec quelque raison, qu'an monarque timoré et vieilli. Français d'origine et de cœur, ne se déciderait jamais à nous déclarer la guerre. Le premier minislie se proposait d'ailleurs de faire appel aux sentiments religieux

8(> LE .MAKIAGË D'UN UOl.

de Philippe V, à son affection pour Louis XV, et d'insister sur les raisons de haute moralité qui justifiaient le prompt mariage du roi et le choix d'une princesse capable de fixer son cœur.

Le duc de Bourbon estimait sans doute aussi que la mort de Louis I" avait modifié les conditions de l'accord conclu en 17^21 entre le régent et le père de l'infante : l'un des principaux avantages que notre gouvernement avait voulu s'assurer, en promettant la main de Louis XV, était de faire monter un jour une princesse française sur le trône d'Espagne. Cette espérance, après s'être un instant et prématurément réalisée, se trouvait pour toujours anéantie par la fin malheureuse du fils aîné de Philippe V, et tout le profit d'une convention, à laquelle le duc du Bourbon n'avait du reste pris aucune part, restait maintenant acquis à nos voisins.

D'un autre côté, les partisans du jeune duc d'Orléans ne pouvant plus comptera Madrid sur l'appui de sa sœur, devenue veuve, étaient accusés de se remuer près du Roi Catholique pour faire épouser au nouveau prince des Asturies, don Ferdinand, mademoiselle de Beaujolais, promise à don Carlos, et poui' obtenir les fiançailles de cet infant avec mademoiselle de Chartres, autre fille du régent. La France aurait pu, par cette combinaison, retrouver plus

lard le bénéfice qu'elle avait perdu par la mort de Louis I"; mais le premier ministre, chaque jour plus jaloux de la branche cadette, ne voulait à aucun prix entendre parler d'un pareil arrangement. Il avait appris les menées des d'Orléans, au moment même où quelques personnes lui conseillaient de proposer une de ses propres sœurs pour le prince des Asturies, et, bien que la différence d'âge entre elle et don Ferdinand fût beaucoup trop considérable pour permettre la réalisation de cette idée, M. le duc ne s'en était pas moins montré très irrilé contre les projets de ses adversaires, et il avait, le 18 septembre 1724, fait écrire à M. de Tessé par M. de Morville : t Son Altesse Sérénissime a quelque chose de plus que des soupçons d'une vue de la maison d'Orléans de négocier l'assurance du mariage de don Ferdinand avec la princesse destinée à don Carlos, et qui se trouve en Espagne, et de substituer à celle-ci mademoiselle de Chartres. Le roi et M. le duc n'en désirent pas l'exécution. »

Enfin le premier ministre et madame de Prie ne se faisaient plus d'illusion sur le succès de Vaffaire des charbons, et désespéraient d'obtenir du sévère Philippe V la grâce sollicitée en faveur de M. de Prie. Le maréchal n'avait jamais montré, du vivant même de Louis l", une grande conliance dans l'issue

de celle négociation; elle Iraînail en longueur, et noire plénipotentiaire ne devait pas surprendre beaucoup les intéressés, en écrivant 1res franchement quelques semaines plus tard : « Le roi Philippe V croit avoir connaissance que celle-ci (madame de Prie) peut faire avec vous au delà de dire son chapelet; tout ce qui s'appelle allachemenl de corps ou d'esprit est un crime qui exclut d'une grâce *. i

La maîlresse du premier ministre, impérieuse dans ses volontés et habituée à voir, en France, tout céder à ses moindres caprices, était profondément blessée du mauvais vouloir du Itoi Catiioli(jue ; d'autre part, nous l'avons vu, elle n'avait suspendu qu'à regret, et pour le succès de ses démarches en Espagne, son projet de vengeance contre la maison d'Orléans. Le moment lui sembla venu de frapper d'un seul coup le premier prince du sang et Philippe V; toute l'influence qu'elle possédait sur le duc de Bourbon fut en conséquence employée à vaincre ses dernières hésitations. Celui-ci partageait le dépit de madame de Prie; à la haine contre le chef de la branche cadette se joignait, d'ailleurs, le désir de déjouer les intrigues qu'on lui reprochait à Madrid. Il écouta donc volontiers des suggestions

1. Voy. Archives des affaires étrangères, Espagne, 1724-1725, t. ÇCCXXXiX.

[ui répondaient à ses propres sentiments, et, malgré les promesses faites à Louis I" et les assurances non moins formelles, quoique plus vagues, données à Philippe V, il se détermina à renvoyer l'infante et à marier très promplement Louis XV.

Le 29 octobre 17:24*, quelques semaines seulement après la mort du jeune roi d'Espagne, nous le voyons réunir chez lui un conseil secret, composé de M. de Fréjus, des maréchaux de Yillars et d'Uxelles, du comte de la Marck, du comte de Morville et de M. Pecquet.

Après avoir représenté tous les inconvénients résultant du célibat prolongé du roi et témoigné d'un zèle ardent pour les intérêts de la monarchie, M. le duc exposa les raisons qui, suivant lui, devaient entraîner la rupture du projet de mariage et celles qui empêcheraient Philippe V de déclarer la guerre à la France; parmi ces dernières, il mit surtout en avant notre alliance avec l'Angleterre et les avantages d'un traité qu'il se flattait alors de pouvoir bientôt conclure avec la Russie et la Prusse. Puis il prit les avis : tous furent unanimes, au dire de Lémontey, pour approuver le renvoi de l'infanle, et M. de Morville se serait même écrié : & Sans doute

1. Voy. niâmes Archives, Russie, an. 851-1734, dépêche du 8 décembre 1725.

il faul renvoyer l'infante, et par le coche, pour que ce soit plus tolfail! »

Le propos est peu vraisemblable dans la bouche du ministre que sa situation ollicielle devait rendre particulièrement prudent en une circonstance aussi solennelle; mais, à part ce détail, l'adirmalion de Lémontcy semble justifiée. Déjà le comte de Morville, le comte de la Marck et M. Pecquet avaient exprimé leur opinion. Le duc de Villars raconte lui-même dans son Journal avoir quelque temps auparavant « parlé très fortement à Sa Majesté sur l'extrême importance aux rois de s'assurer une postérité, dont dépendent souvent la tranquillité de leurs Klats et leur propre conservation ». Le maréchal d'Uxelles, d'après un mémoire sur le mariage du roi, rédigé postérieurement et conservé aux Archives nationales*, approuvait le renvoi de l'infante, « supposées toutes mesures bien prises pour en éviter les inconvénients ». Quant à Fleury, il paraît certain qu'après avoir présenté des objections contre l'idée mise en avant par le duc de Bourbon, il finit par Paccepter. Ayant été, trois ans plus tôt, chargé par le régent de faire agréer au jeune roi l'idée d'épouser sa cousine, il ne pouvait pas être très empressé de donner à Sa Majesté des conseils entièrement difîé-

Page 1