Arch. nat., K
4. Lettre de Saint-Mauris au p«ince d'Espagne du 6 juin 1547 (Arch. nat., K. 1488, n» 13).
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vembre, le connétable porta ces propositions à Saint- Mauris;leroi consentirait^ dit Montmorency, à ce double mariage parce que l'union des deux maisons consoliderait à jamais la paix, mais il craignait les exigences de ^empereur^ Informé des pourparlers du connétable, Henri d'Albret présenta sa fille au prince de Piémont, avec lequel il avait déjà traité dans les dernières années du règne de François P'*. Là encore le roi de France lui opposait une concurrence invin* cible ; il demandait lui-même le prince pour Marguerite. Charles de Gossé-Brissac, gouverneur au delà des monts, avait reçu l'ordre d'entamer les négociations et faisait espérer à Philibert de Savoie qu'en faveur de ce mariage Henri H restituerait le Piémont à sa maison^.
Au milieu de janvier, Henri d'Albret reçut un nouveau messager de Henri H. Le roi pressait son oncle d'arriver à la cour et de consentir au mariage du duc de Vendôme. Le prince béarnais répondit qu'il était malade, qu'il ne pouvait voyager; mais il envoya, en apparence pour discuter les clauses du contrat, l'évèque de Mende avec des demandes exorbitantes qu'il espérait voir rejeter. C'était un moyen de gagner du temps. Dans l'intervalle l'évèque de Lescar fit demander au comte de Castro par Miguel Dolite une réponse définitive. Le prince avait épuisé
1. Lettre de Saint-Mauris au prince d'Espagne du 28 novembre 1547 (Arch. nat., K. 1487, no 100).
2. Rapport d'espion du 22 juillet 1547 (Arch. nat., K. 1487, n« 70).
3. Lettre du duc de Savoie au prince d'Espagne du 26 septembre 1547 (Arch. nat., K. 1487, no 86).
DE JBANNE d'aLBRET. 351
tous les prétextes ; son retour en France ne pouvait se retarder. L*évèque espérait recevoir à Montp-de- Marsan le message du comtes Descurra, de l'autre côté de la frontière , pressait aussi les agents impériaux. Don Idiaquez, secrétaire de l'empereur, avait annoncé son arrivée ; il devait passer à Saint-Sébastien et de là en Béam*.
L'empereur était en Allemagne et ne pouvait se décider à se prononcer; les propositions de Henri II, relatives au mariage de la princesse Marguerite, n'apportaient aucun appui nouveau à la maison d'Autriche; celles du prince d'Albret paraissaient plus avantageuses, mais elles coïncidaient avec un refroidissement marqué de la cour de France^; Charles- Quint redoutait toujours un piège tendu par les rois de France et de Navarre ligués contre lui. Ses conseillers et Saint-Mauris lui-même étaient persuadés que € les pratiques > du Béarnais € procedoient de la € farine du roy de France, qui le faisoit seulement € pour voir de quel pied Sa Magesté chemineroit^ >.
Au milieu de ces négociations matrimoniales, uniquement inspirées par une politique étroite, on aime à retrouver un sentiment digne de Charles-Quint. Ce grand homme s'était laissé séduire par les qualités de Jeanne d'Albret. Dans un testament du 18 janvier
1. Lettre de révoque de Lescar au vice-roi de la Navarre, du 28 janvier 1548 (Arch. nat., K. 1488, n9 37).
2. Lettre de Descurra au vice-roi de la Navarre, du 28 janvier (Arch. nat., K. 1487, n« 106).
3. Lettre de Saint-Mauris à l'empereur du 28 février 1548 (Arch. nat., K. 1488, n- 40),