Lettre de Saint-Mauris (Arch. nat., K. 1488, n
1 548 il la signale à son fils comme une épouse € d'un € extérieur agréable, vertueuse et parfaitement éle- € vée^ >• Il engage l'infant à l'épouser à défaut delà sœur du roi de France :
Il faudrait à mon avis tourner vos regards sur la princesse de Navarre^ pourvu que Ton obtînt une renonciation à toutes prétentions sur le royaume de Navarre et que Ton pût faire sortir de France la princesse. En effet, bien que les Français ne manqueraient pas d'en témoigner leur ressentiment, il est à présumer que, la chose une fois faite, ils dissimuleraient en voyant vostre puissance accrue par cette alliance avec M. d'Albret. Vous ne devez pas reculer devant les difficultés que l'on a quelquefois soulevées au sujet de la différence qui pourrait exister entre les enfans issus de ce mariage et les autres, parce que, tout considéré, ces difficultés sont sans fondement^.
Ces dernières paroles nous révèlent un des obstacles soulevés par Henri d'Albret. Philippe de Gaslille ayant déjà un fils de sa première femme, les enfants à naître de son second mariage ne pouvaient attendre la couronne d'Espagne.
Au printemps de 1548, le roi entreprit un grand voyage à travers les provinces de l'Est. Parti de