II
suz. , se tournant du côté du paravenU Je le crois... aussi je l!ainie beaucoup.
MAD. piNCHON, C^est-à-dire^ tu Taimes...
tu n'en es pas folle, suz. Que dites-vous?
MAD. PINCHON. Tu De l'aimes pas... d'amour... c'est bien aisé à voir^ et je m’eo suis aperçue au premier coup d'œil... mais il n'y a pas de mal... c'est ce qu'il faut; ça n'en ira que mieux, suz. Comment, madame Pinchon?
MAD. PINCHON. Entre femmes, entre cousines, on peut tout se dire: et je t'avouerai que mol aussi, quand je me suis mariée, je n'avais pas d'amour pour monsieur Pinchon... Oh! mon Dieu! pas un brin... et d'un autre côté, je ne manquais pas d'amoureux, et de bien gentils... Mais les amoureux, vois-tu bien, ça n'est que pour durer un instant; les maris, ça dure toujours... Il faut donc, en fait d' ça, choisir du bon et du solide, parceque, une fois pris, on ne peut plus en changer... et c'est ce que j'ai fait... Monsieur Pinchon n'était pus un élégant, mais c'était un brave garçon... c'était sur-tout un bon caractère... j'ai son amour, sa confiance...
c'est moi qui commande, qui ordonne, qui fais tout dans la maison... chaque jour je me félicite d'avoir un si bon mari... Eh .
bien, Bertrand vaut encore mieux, si c'est possible.
suz. N'est-il pas vrai?
mad. pinchon, 11 a autant de bonnes