‹ Le mariage de Vade comedie en trois actes et en vers precedee d'un prologueChapitre 10 sur 64 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Les Mêmes, VADft.

VADÉ

Ah ! vous avez, marquise, une fraîcheur d’aurore Qui vous sied à ravir ; et si j’étais Vanloo,

Vous seriez la Vénus de mon prochain tableau ;

Mais il faudrait vous voir autrement qu'en peinture.

'madame de beaupré.

Il faut tout lui passer.

2/i LK MA1UAGE DE VADÉ

VADÉ

Nous tentons l'aventure ?

MADAME DE BEAUPRÉ

Sans doute.

VADÉ

Vous n'aurez aucun regret demain.

Les femmes ont autour du cœur le triple airain Dont parle Horace; en vain je la prêche, madame Est véritablement, la femme la plus femme Des femmes que jamais au monde on puisse voir. Mais ce que femme veut, il faut bien le vouloir.

MADAME DE BEAUPRÉ

Oh ! je suis brave.

VADÉ

Ulysse, aux ruses sans pareilles, . Etait brave, et pourtant se boucha les oreilles En entendant de loin les syrènes chanter.

MADAME DE BEAUPRÉ, souriant.

Hameau se serait fait un devoir d’écouter.

VADÉ

Mais j’eusse mieux compris ces peurs originales,

S’il avait entendu les syrènes des halles.

MADAME DE BEAUPRÉ, vivement.

Bah 1 le vin est tiré.

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