‹ Le mariage de Vade comedie en trois actes et en vers precedee d'un prologueChapitre 8 sur 64 · Î2 LE MARIAGE DE VADE · texte numérisé non relu

Î2 LE MARIAGE DE VADE

Qui fit presque monter à la hauteur de l'art Les tropes un peu gras du langage poissard.

MADAME DE BEAUPRÉ

Toute la nuit, il fut d une gaîté fantasque,

— Quoique d’un goût douteux.- Ce fut une bourrasque De mots crus, mais charmants, vifs et remplis parfois. Sinon de sel atliquc, au moins de sel gaulois.

Bref, il fut le héros de la fête, et chacune Le recherchait. — Moi j’eus cette bonne fortune Qu’il vint pour m’inviter à la danse. En dansant Il lui vint un projet que je trouvai plaisant.

Vadé me proposa d'aller, d’après nature,

Voir les originaux dont il fit la peinture.

Si bizarre que fut la proposition,

J’acceptai de grand cœur celte distraction.

Nous avons rendez-vous ici, dans cette salle.

11 me fallait un bras ami. — Pour la morale.

J’ai choisi votre bras, cher grand peintre, — et merci Pour votre complaisance, — et vos sermons aussi.

VANLOO

C’est un heureux coquin !

MADAME DE BEAUPRÉ, minaudant.

Oh! Vanloo !

Mais qu'en pense

Monsieur de Montagnac? Ce rendez-vous l’oflense,

Et ce brave marquis est un homme charmant Qui vous aime.

MADAME DE BEAUPRÉ

El m’ennuie abominablement.

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