‹ Le mariage en droit canoniqueChapitre 112 sur 224 · Pars IV, Du frigidis, p · texte numérisé non relu

Pars IV, Du frigidis, p

6. Panormit., sur c. vit, X, De frigidis, n» 4 : « Proponens etiam gêneraiiter impotentiam coeundi videtnr omne jus snum in judicium deduxisse; propter quod arguit johannes AndresB quod succumbens in hac generali petitioné non poterit modo allegare frigiditatem vel aliud impedimentum ; seeus nbi prias se Itmdasset super causa specifica. »

organes génitaux ou dans leur inaptitude à Tacte sexuel {clausura, arctatio). Pendant bien des siècles, le droit canonique ne semble pas avoir pris en considération cette sorte d'impuissance, peut-être parce que, dans les conditions de la vie ancienne, de semblables anomalies se dissimulaient difficilement, et que, par suite, un mariage avec une pareille femme ne se concevait point*. Les sources anciennes n'en parlent pas, et ce fut de bonne heure une opinion courante dans Técoie que le Décret de Gratien ne contenait aucun texte qui s'y référât; c'est ce que déclarait formellement une décrétais d'Alexandre III ". Les Décrétâtes de la fin du xu® siècle et du commencement du xrn* prirent, au contraire, cette sorte d'impuissance en considération particulière ^ et lui reconnurent le caractère très net d'empêchement dirimant. Pour Varctatio mulieriSy comme pour le maleficium de l'homme, l'impuissance pouvait être simplement relative, les relations sexuelles, pour telle femme, étant impossibles à établir avec tel homme, et non point avec tel autre. Dans cette dernière hypothèse, Hostiensis voyait quelque difficulté à admettre la nullité du mariage \ Mais il semble bien, à lire les singulières formules de demandes données par Durantis, que cela ne faisait point

1. C. IV (LuciusIIl), X, De frigid., IV, 15 : « Nos consuluisti utrum femins clausse, impotentes commisceri maribus, matrimonium possint contrahere... Licet incredibile videatur quod aliquis cum talibus contrahat matrimonium.» Voyez cependant ce passage d'Hincmar, De divortio Lotharii, interr. Il (Migne, t. €XXV, p. 644) : <i Sed et viri uxoribus plura, quse hic inserere turpissimum, vel superfluum duximus, soient objicere; quibus si facilem prœberemus assensum innumera separatorum tarba instituti a Domino conjugii legalia fœdera violaret. »

2. C. IV, X, De frig,^ IV, 15 : « Quamvis de hujusmodi ezpressum canonem non habeamus. » — Cf. glose sur c. xviii, C. XXXII, qu. 7, v» Nubat : « Ibi (c. IV, X, De frig.) dicit quod non invenitur aliquis canon de arcta, sed certe bene invenitur, sed non expresse. »

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