C. u, C. XVII, qu
cile de Rome de date incertaines Fautre du pape Innocent T' % établissaient une différence précise entre la vierge vouée à la chasteté) qui avait reçu'le voile des mains de l'évêque, et celle qui n'avait pas encore été velata. Pour cette dernière, lorsqu'elle se mariait malgré Tobligation contractée par elle envers Dieu, la pénitence était moins rude que celle imposée à la virgo velata^ dans le même cas'.
Voilà quel était l'état de la législation canonique, lorsque la doctrine s'en empara pour la réduire en système. Elle àé* gagea une idée générale, c'est que le vœu de chasteté était toujours et par lui-même un empêchement de mariage. Mais il fallait faire la part des textes qui déclaraient le mariage va* lable, nonobstant un semblable vœu. On en tint compte en distinguant le vœu solenneli qui constitua un empêchement dirimant, et le vœu simple, qui ne produisit qu'un empêche* ment prohibitif. Cette distinction se trouve à la fois dans Gratien* et dans Pierre Lombard'^ ; mais elle ne fut point admise par tous les docteurs. L'un des plus célèbres décrétistes, Hugutio, la contestait énergiquement. Si le vœu, disait-il, a, par lui»mème et de sa nature, l'effet d'annuler le mariage, il doit l'avoir toujours; la solennité, qui n'est pas de son essence, ne