‹ Le mariage en droit canoniqueChapitre 134 sur 224 · Socrate, Hist. eccL, I, c. xi · texte numérisé non relu

Socrate, Hist. eccL, I, c. xi

6. Le concile d'Ancyre (a. 3U), c. x, chercha un moyen terme, en permettant au diacre le mariage lorsque, lors de son ordination, il avait déclaré vouloir se marier ; c. vm, D. XXVIII.

7. 'ËncoxoTco;, ri icpscrSu-repoc r^ Stdcxovoç Ttjv lauxoO YwaTxoc \li\ ixêaXkkna • eàv 8t\ éx6aXYi, àooocUoOo). Cf c. Li (50).

qui refaseraient de prendre part au service divin, par ce motif que le prêtre était marié'. La discipline ecclésiastique^ par ces décisions, ne proclamait pas seulement le maintien du lien conjugal, elle admettait aussi la permanence du devoir conjugal et des relations entre époux. Au concile de Nicée^ les Occidentaux, qui^ déjà, avaient admis chezeuxTobligationde continence absolue pour le clergé des ordres supérieurs, voulurent faire triompher cette doctrine, et demandèrent que les clercs mariés, appartenant à ces ordres, fussent tenus de cesser tout commerce avec leurs femmes. Mais cette tentative échoua devant une résistance énergique de la part des Orientaux, dont Paphnutius, évèque de la Haute-Thébaïde, se fit Tinterprëte'. Bien que lui-même vécût dans un état de chasteté complète, il déclara hautement que c'était vouloir imposer au clergé un fardeau insupportable '.

L'Église orientale est restée fidèle à ces prémisses. Le synode in Trullo de 692, qui a fixé pour elle définitivement les principes, a déclaré expressément : « Suivant l'ancien Canon de la perfection et de Tordre apostoliques, nous reconnaissons comme subsistant les mariages légitimes des clercs, et ne voulons en aucune façon dissoudre le lien qui les unit à leurs

Page 1