‹ Le mariage en droit canoniqueChapitre 139 sur 224 · G. xr, D. XXXI; c. Xfv, D. XXXII · texte numérisé non relu

G. xr, D. XXXI; c. Xfv, D. XXXII

3. Bonilho ad amicum, passim. — Freisen, op. cit.^ p. 738 etsuiv.

4. Damiani, Dissertatio secunda contra clericofum intemperantiam (Migne, t. CXLV, p. 414) : « In plenaria synodo sanctœ mémorise Léo papa consti> tuit ut quœcunque damnabiles feminœ intra Romana mœnia reperirentur presbyteris prostitutœ, ex tune et deinceps Lateranensi palatio adjudicarentur ancillœ. Quod videlicet salutare statutum œquitalis justitiœque plenissimum, nos etiam per omnes ecclesias propagandum esse decemimus, quatenus, percepto prius apostolicœ sedis edicto, unusquisque episcopus Ecclesiœ suœ vindicet feminas, quas in sua parochia deprehenderit sacrilega presbyteri admistione substratas. iEquitatis scilicet jure, ut, quœ sacris altaribus rapuisse servorum Dei convincuntur obsequium, ipsœ hoc saltera episcopo per deminu ti capitis sui suppléant famulatum. » — Ces derniers mots sont un des passages qui indiquent chez Damiani la connaissance familière du droit romain.

5. Damiani, Dissertatio secunda, p. 409 : « Alio quoque tempore, cnm papa Stephanus omnes dericos Romee, qui post interdictum papœ Leonis inconti-

Dès les débuts de son pontificat, Grégoire Vil reprit cette lutte, avec Ténergie âpre, qui fait en partie sa grandeur. Aux conciles de Rome de 1073, 1074, 1075, il réédita la prohibition de mariage contre les prêtres, diacres et sous-diacres, et, cette fois, une volonté puissante en poursuivit l'application avec une persévérance infatigable. Il rencontra d'énergiques résistances, car il portait atteinte à bien des passions et à bien des intérêts. Déjà, dans le passé, plus d'une fois les parents et alliés des prêtres mariés avaient suscité de véritables émeutes, lorsqu'on voulait imposer la règle du célibat*. Les évêques, pour la plupart, étaient peu disposés à y tenir la main, et l'on voit, par la correspondance de Grégoire YII, combien il était obligé de les gourmander et de les réconforter*.

Ce n'étaient pas d'ailleurs seulement des résistances de fait, dictées par l'intérêt, que rencontrait cette grande entreprise, mais aussi, ce qui nous intéresse spécialement, des résistances doctrinales. Les partisans du mariage des prêtres avaient édifié, pour en justifier la légitimité, une théorie dont on retrouve la trace très nette dans les écrits de Damiani. Ils invoquaient, d'abord, les paroles de saint Paul, ordonnant le mariage à tous ceux qui ne peuvent résister à la tentation, et faisaient ressortir la généralité de ses termes', qui n'exceptaient point les prêtres. Ils invoquaient, en second lieu, un décret du concile de

nentes extiterant, de conventn clericoram [pr8Bcepi88et exire... Tamen quia eancto viro inobedientes fuerant... juxta canonicam Beat® CœciliaB... presbyter habitabat, quod nec feminam uUo modo acquiescebat abjicere, nec unquam poterat hœc statuta nisi vana prorsus et firivola judicare. »

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