C. VI et vu, C. XXX, qu
formel ou la nature même des choses ne vint l'exclure. Or, ici, il s'agissait de contracter une obligation, de cautionner en quelque sorte l'enfant envers Dieu, et une telle obligation pouvait parfaitement se contracter par mandataire ^ Après avoir exposé les opinions contraires, Panormitanus décidait qu'en principe le procureur ne devait pas être admis, mais que, s'il l'avait été et qu'on eût passé outre, la parenté spirituelle existait entre le baptizaius et le parrain représenté *.
Uans tous les cas ci-dessus prévus, la patemitas était un empêchement dirimant de mariage; mais elle ne poussait pas plus loin ses effets : il en résultait que le parrain pouvait licitement épouser la fille de son filleul. La parenté spirituelle n'existait qu'à l'égard des personnes déterminées entre lesquelles les Canons l'établissaient '.
B. Compatemitas .
C'est la relation qu'établit le droit canonique entre le père et la mère naturels d'un enfant baptisé (ou confirmé) et ceux qui sont devenus par le baptême (ou la confirmation) ses parents spirituels : ils sont dits respectivement computer et commater. Ici^ la parenté spirituelle avait non pas imité, mais dépass'é la nature, en créant des rapports dont celle-ci ne fournit pas d'exemple. Au fond, il y avait là une idée d'union entre deux groupes de personnes que l'amitié mutuelle, reportée sur la tête d'un enfant, avait cimentée, et que l'intervention
4. Panormit., sur c. vi, X, De cogn, spir,, n» 4 : « Nam jura solum requirunt levantem ut respondeat pro puero et obliget se apud Oeum, unde conetitaitur fidejussor pro eo apud Deum ; hœc autem obligatio débet posse contrahi per procaratorem, cum non eligatur industria personœ, nec agitur de magno facto. »