C. m-YU, C. XXX, qu
élait antérieure au mariage *. Celle opinion acquit force de loi par une décrétale d'Alexandre III *.
L'effet de la compatemitas ne s'arrêtait pas là. Il se multipliait par le principe de Vunitas cai^nis, et produisait alors la compatemitas indirecta, La directa était celle dont je viens de parler, et qui existait entre le père et la mère naturels d'une part, et le père et la mère spirituels d'autre part. Mais chacune de ces personnes était aussi dans les mêmes relations avec le conjoint de son compère ou de sa commère, pourvu que ceux-ci eussent été mariés et leur mariage consommé avant le baptême ou la confirmation, d'où naissait la cognatio spiritualis. C'était la compatemitas indirecta, et le mariage entre ces personnes, devenues libres par la mort de leur conjoint, était également nul*.
Mais, si Ton appliquait cela sans difficulté au cas où un homme marié tenait au baptême mon enfant issu de mon mariage actuellement existant, auquel cas je devenais non seulement son compater^ mais aussi le compater de sa femme, tandis qu'il devenait mon compater et celui de ma femme, mère de Tenfant, des doutes s'élevaient dans une autre hypothèse. C'était celle où, deux personnes étant unies en mariage, un tiers tenait au baptême Tenfanl que Tune d'elles avait eu d'une précédente union. Selon beaucoup d'auteurs, ce parrain devenait bien le compater du père ou de la mère de l'enfant, mais non celui de l'autre conjoint *. D'autres appliquaient, même ici, le principe de Vunitas carnis, et ils expli-
1. Sent.^ lib, IV, D. XLII, C. : « Haec autem vel ad tcrrorem dicta sunt, non quod ita esset faciendum, sed ne illud fieret summopere cavendum, vel de illis est inteliigendum qui prius ûlios suos vicissim de fonte susceperunt, quam ûerent conjuges. »