‹ Le mariage en droit canoniqueChapitre 184 sur 224 · C. vrir, X, De cons., IV · texte numérisé non relu

C. vrir, X, De cons., IV

4. Sanchez, De sacr. malri., lib. VII, disp. LXIV, n" 1 : « Deûnitur autem affinitas sic a theologis et juris utriusque professoribus, cum divo Thoma (IV, dist. XLI, qu. 2, art. 1) et glosa (C. XXXV, qu. 5) in arbore affinitatis : Est propinquitas personarum ex carnali copula proveniens omni carens parentela. M

5. Bern. Pap., Summa, p. 468 : « Est autem afûnitas rcgularitas personarum ex nuptiis proveniens, omni parentela carens. Nuptias coitum hic appellamus seu legitimum seu fornicarium; affinitas enim de sola carnis commixtione nascitur. »

6. UÏQstihiuSf Décrétâtes pseudO'isidorianx^j^.lbi : « Nec aliquamquam quis ex propria consanguinitate conjugem habuit vel aliqua inlicita pollutione maculayit in conjugium ducere uUi profecto christianorum licet vel licebit. » —

doctriae pleinement reçue en Gaule en Tannée 860. Car, aa concile de Touzy, qui se réunît cette année-là, fut discutée une cause matrimoniale fort délicate, dans laquelle il était établi que le mari refusait de consommer le mariag^e parce qu'il avait eu antérieurement des relations avec une parente de sa future épouse * : et, dans le mémoire que rédigea sur cette affaire Hincmar de Reims, il est parfaitement admis que c^était là un empêchement au mariage.

Une fois acceptée, l'idée fut rigoureusement appliquée. "L'af/initas était produite par l'acte matériel de la copulation, alors même que la volonté de l'une des parties n'était pas intervenue; elle résultait des relations sexuelles avec une femme inconsciente, ivre ou endormie '. On exigeait une seule chose : c'est que ces relations eussent été normales et complètes *.

C'était là une rëgle qui était de nature à jeter le trouble dans les familles et à rendre parfois bien difficile la pratique judiciaire. On en atténuait quelque peu les inconvénients en se montrant très difficile sur la preuve des relations d'où Ton prétendait tirer Vimpedimentum affinitatis ex copula illicita *.

3* Si Vaffinitas résultait de relations extraconjugales, en sens inverse, elle ne résultait pas du mariage| lui-même, tant qu'il n'avait pas été consommé. Malgré quelques divergences*.

C'est d'ailleurs un point discuté que de savoir si ce texte contient la première mention de Vaffinitas ex copula illicita; dans ce sens, Sanchez, op. cit., lib. VU, disp. LXV, n» 8; Scherer, Ueber das Ekerecht bei Benedikl Letnta, p. 47, 48.

4 . De nuptiis Stephani et filise Regimundi comitis (Hincmar, Opéra ^ éd. Sirmond, II, p. 648) : « Quoniam juvenis femina, cum qua carnali commercio mixtus fueram, propinqua istius puellœ extitit... quamdiu in tali incestu maneremus nec ego nec illa fructuosam pœnitentiam agere possemus, neque talis incestus, nisi separatione nostra ab invieem, sanari valeret. i>

2. Sanchez, op^ cil ^ I. VII, disp. LXIV. n'' 17 : « Cum femiua prorsus invita, ignoraute, ebria, insana, quia ea copula satis est ad generationem. »

3. G. xviiî, G. XXVII, qu. 2; c. xi, G. XXXV, qu. 2. — Yves de Chartres, Ep. CCXXXIl p. 405.

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