‹ Le mariage en droit canoniqueChapitre 202 sur 224 · Voyez ci-dessus, page · texte numérisé non relu

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5. C. XII et suiv., C. XXXIII, qu. 2, et Dictum sur c. xi, in fine : « De pœnitentibus quoque quœritur an eis generaliter post peractam pœnitentiam conjugia coocedantur. Generaliter enim canonica auctoritate prohibentur pœnitentes ad seecularem militiam redi^'e vel inatrimonia contrahere. b

6. C. XIII et suiv., G. XXXIII, qu 2, et Dictum sur c. xii : « Sed quia timoré... nonnulli ad pœnitentiam accedere negligunt... ideo auctoritate canonica permittitur eis vel coutracta matrimonia retinere, vel alia contrahere. »

7. Glose, Dictum sur c. xi, C. XXXIII, qu. 2, v^ Pœniteniibus : « H(uguUo) vero dicit quod pœnitens potest contrahere nisi tantum in tribus casibus, puta

nant cinq cas, mais cette liste ne comprenait que des crimes ou péchés indiqués précédemment comme constituant par euxmêmes des empêchements au mariage ^ Il résultait de là que, dans la doctrine des décrétistes» la pénitence avait cessé à elle seule de créer un empêchement même prohibitif. La même glose, où nous puisons ces renseignements , nous apprend encore que, dans ces divers cas, comme je l'ai indiqué plus haut^ certains docteurs avaient vu des empêchements dirimants, mais que cette opinion avait été abandonnée V

Il faut remarquer que sur la liste des empêchements prohibitifs du droit canonique ne figure pas une prohibition qu'avait édictée le droit romain et qu'a reprise à peu près notre droit civil : c'est la défense faite à la femme de se remarier avant l'expiration de Tannée (chez nous avant le délai de dix mois) qui suit la dissolution du mariage '. Les libri pœnitentiales la reproduisent cependant^; mais au ix* siècle elle est tombée en désuétude, car le concile de Paris de 829, c. xliv, ordonne seulement à la veuve d'attendre, pour convoler, trente jours après la mort de son mari, et le Capitulartum d'Ânségise reproduit cette disposition en frappant de l'amende de 180 sous celui

pro uxoricidio, vel niai iojanctum hoc sit ei nomme pœnitentiœ vel pro raptu sponsœ alterius, yel pro incestu. Adhuc tamen excepit adolescentes qui, ut dicit, de jure commani possunt contrahere. Ideo autem in tribus his casibus prohibetuFf quia in his contaminatur matrimonium. »

1. Glose citée : « Alii tamen ponunt quinque casus, in quibas post solemnem pœaitentiam non licet contrahere. Unus est pro incestu, item pro uxoricidio^ item pro raptu sponsœ alterius, item pro concubitu cum moniali, item pro homiddio presbyteri, item pro eo qui dolose suscepit filium de sacro

fonte. »

2. Olose citée : « Et dicunt quidam quod si isti contrahant, non tenet matrimonium. Si tamen taies sint qui non possunt continere, de licentia episcopi possunt contrahere et consensus facit matrimonium talium tenere. Alii dicunt matrimonium talium tenere licet prohibeatur, nisi apponatur in constitutione, quod si contraxerint separentur : quod credo verum. »

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