‹ Le mariage en droit canoniqueChapitre 207 sur 224 · L. 2, C. n., IX, 7; L. 30 pr., C. /, IX · texte numérisé non relu

L. 2, C. n., IX, 7; L. 30 pr., C. /, IX

fondées surla consanguinité *, puis pour toutes les autres. Cependant on n'aboutit pas à l*exclusion absolue des étrangers ; on les admit à défaut de parents : d*abord les vicini bonœ famœ^ puis, s'il ne s'en présentait pas, des étrangers quelconques *. Ce n'est pas tout. On arriva par divers moyens à écarter parfois les parents eux-mêmes de l'accusation. Un texte établit que celui qui n'aurait pas dénoncé, lors de la publication des bans, un empêchement dirimant dont il avait alors connaissance, ne serait plus recevable à intenter après coup l'action en nullité. Il était suspect, en effet, et coupable de ne pas avoir employé le moyen préventif qui était mis à sa disposition '. Mais il fallait, bien entendu, pour qu'il perdît son droit, qu'il fût en fait capable de faire la dénonciation et qu'il eût été touché par la publication des bans. On écarta aussi de l'accusation celui qui ne l'exerçait que pour réaliser un bénéfice pécuniaire. Un texte célèbre repoussait une mère qui n'agissait que pour se faire payer son désistement * ; on en tira, par voie d'interprétation, cette maxime, presque diamétralement opposée à celle de notre droit civil, que nul ne doit être admis à accuser un mariage, lorsqu'il n'a à cela qu'un intérêt pécuniaire. On en déduisait une conséquence qui fut de bonne heure utilisée par nos anciens jurisconsultes pour enlever aux juridictions ecclésiastiques certaines causes matrimoniales: c'est que l'action en nullité n'était jamais reçue après le décès d'un des conjoints, car elle ne pouvait alors être intentée que dans un intérêt pécuniaire ^

1. G. I, G. XXXV, qu. 6. Ge texte est mis sous le nom du pape Fabien (238- 254), mais il est manifestemeut copié sur la loi de Gonstantin, ou plutôt sur ïinlerpretatio de celle-ci dans le Bréviaire^ c. u, C. TA., IX, 2.

2. Gofred us, Swmma, p. 190 : « Licet viro vel uxori matrimonium accusare, licet et parentibus, quod si defuerint, proximiores admittuutur. » — Hostiensis, Summay p. 386; — - Durantis, Spéculum^ lib, IW part, /F, p. 453 : « Videtur tamen quod quamdiu supersunt consanguinei, non sunt extrauei admitteudi, et quod iuter extraneos sunt prœponendi et maturiores vicini. »

Page 1