‹ Le mariage en droit canoniqueChapitre 40 sur 224 · Voyes par exemple, c, iv, C. XXXII, qu. i · texte numérisé non relu

Voyes par exemple, c, iv, C. XXXII, qu. i

4. Encyclique de Léon XUl du 10 février 1880 : « Simili modo Jus matrl* monii œquabile inter omnes atque unum omnibus est constitutum, vetere inter servos et ingenuos sublato discrimine, exœquata viri et uxoris jura, etenim, ut aiebat Hieronymus, apud nos quod non licet feminis œque non ticet Yiris, et eadem servitus pari conditione censetur, atque Ula eadem Jura ob remunerationem benevolentiœ et vicissitudinem offîoiorum (stabiliter firmata «

si la femme, dans la loi romaine, avait été largement émancipée à d'autres égards, l'homme avait ici conservé une liberté privilégiée. Ce principe d'égalité ne se fera point d'ailleurs recevoir dans le droit canonique sans une longue résistance : spécialement en ce qui concerne le divorce, nous constaterons la persistance prolongée d'une opinion qui donnait au mari des droits supérieurs à ceux de la femme. Il triomphera néanmoins et se fera admettre non seulement dans le monde romain mais aussi dans le monde barbare, où il exerça une influence peutêtre encore plus considérable.

Les canonistes ont naïvement traduit^ dans une étymologie de fantaisie, le rôle élevé, prépondérant à certains égards, qu'ils reconnaissaient à la femme dans le mariage. Ils font dériver matrimonium de matris munium^ . Par cette faute de grammaire, ils traduisaient peut-être d'instinct une idée profonde : c'est que, dans l'œuvre capitale du mariage, l'éducation des enfants, le rôle de la mère l'emporte encore sur celui du père. La première éducation maternelle est celle qui laisse sur l'esprit et sur le cœur des hommes l'empreinte la plus profonde. Les canonistes aimaient encore à répéter un vieux dicton pittoresque et rythmé, qui exprimait une idée analogue : Infant matri ante partum onerosuSj in partu dolorosus, post partum laboriosus*.

Voilà quels sont, je crois, les principes dirigeants du droit canonique : nous allons étudier maintenant l'ensemble de règles qu'ils ont produites.

4. Uostiensis, Summa, De matrimon., p. 344: « Unde dicatur? Â matre et munittm, id est offlcium; dicitur enim matrimonium quasi matris officium, quia dat mulieribus esse matres. Et ideo licet pater generationis sit auctor et pêne uxoris dominas, tamen matrimonium plus ascribitur matri quam patri, quoniam ejus officium plus apparet in matrimonio quam officiam viri. »

2. G. iT, X, De conv. infid, III, 33. Hostiensis, op. et loc. ciL

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