‹ Le mariage en droit canoniqueChapitre 6 sur 224 · Novelles 22, c. iv; 117, c. x; 134, c. xi · texte numérisé non relu

Novelles 22, c. iv; 117, c. x; 134, c. xi

4. Voyez en particulier saint Jean Chrysostome, De libello repudii, 111, i (Mlgne, P. G., t. 11, p. 219 et 221). 11 constate la réaction insuffisante que contiennent les lois civiles contre le divorce : Kat o\ t&v eÇuOcv tï v6(i,oi wx &icX&ç oCôé npoTjYovtiivd»; toOto TeOeîxaaiv, aXXà xai auroi xoXâl^ovo't tb icpàyyLOL * ûore xa\ aÛT^Osv SeixvvToct oti àrfiCoç np6; tauTiQv tx.oyj<ji ty)v écpiapTiav. Tt|v yoOv alriav toO àico^tacrtou ytvo{ji£vy)v Y^J(JkVY)v xa\ êpY)(J.ov ^pY)(iaTb)v êxSâXXouat xaX T^ Ct)|uz TT)ç oOatac toOtov xoXai^ouai.

5. Voir les passages de saint Chrysostome et de Grégoire de Nazianze cités

D'ailleurs, si les chrétiens ne devaient point invoquer la loi civile, lorsqu'elle était contraire à la loi de Dieu ^ , ils devaient la respecter et s'y soumettre lorsqu'elle n'était point en contradiction avec celle-ci. Ils devaient combiner l'une et l'autre réglementation *.

L'Église, sans doute, continuait à exercer son action disciplinaire, précisée sûrement dès cette époque, pour imposer aux chrétiens le respect des règles qu'elle enseignait': elle pouvait l'exercer d'autant plus librement que les canons des conciles, qui contiendront bientôt la principale expression de ces règles, avaient dû être approuvés par le pouvoir impérial^ . Mais elle reconnaissait son impuissance en face des lois civiles. En 406, le concile de Carthage demandait instamment qu'une loi impériale défendît aux époux divorcés de contracter un nouveau mariage \

plus haut, p. 5, Dote 2, et p. 6, note 1. Cf. saint Augustin, De aduUer. conj.^ II, c. IX (il parle de la réconciliation du mari avec la femme adultère) : « Verum ecce non fiât, nemo compellit, quia forte lex aliqua hujus sœculi vetat, secundum terrenœ civitatis modum... suscipiatur ergo contineniia, quam nuUa lex prohibet, in alla non eatur adulteria. » Le môme, De nupt. et coneupUc.^ I, c. X : R Quod si quisquam fecerit (divortium), non lege hujus sœculi, ubi interveniente repudio sine crimine conceditur alla copulare connubia... sed lege Evangelii reus est adulte rii.»

1. Saint Chrysostome, De libello rep., III, i, p. 219 : Mîi ydtp [loi tou; icapà ToT; ^ÇcoOev xsi|jtévouc v6(iouc àvayvû; Toùç xeXsuovxaç SiSovai ^iCXtov àicoijxcL(Tio\) %ol\ àçtoraaOat. Ou ykp 6t) xatà toutovç <roi piiXXei xpcveiv touc v6tiouc à 0ebc év TTj ^(lépa ^x&tVT), aXXà xa6' ou; auToc ^6T)xe.

2. Saint Chrysostome (?), Latte Maximi (Migne, P. G,, t. Il, p. 226) : "Orav o^v |iiXXY); Xoe(jL^ve(v Yuvaixa, (&y) tou; ^SoiOsv àvayivcotnce vo|jlouc (i.6vov, âXXà xal Tiçio éxetvcov touç icdtp* i\\Liy xeijiévouc.

3. Voyez, par exemple, saint Augustin, De adulier, co^j,^ II, c. xvi : « Qui dimittit et vivere permittit adnlteram et alteram duxerit, quamdiu prior illa vivit, perpetuus adulter est nec agit pœnitentiam fructuosam, a flagitio non recedens; nec si cathecomenus est ad baptismum admittitur, quoniam ab eo quod impedit non mutatur; nec reconciiiari penitens potest, in eadem nequitia perseverans. »

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